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Le VIE (volontariat international en entreprise) : un accélérateur de carrière

Tout savoir sur le VIE
Les entreprises en sont friandes : le volontariat international en entreprise (VIE) donne des ailes aux jeunes désireux de s’envoler vers d’autres contrées. Le succès de ce dispositif ne se dément pas : près de 40 000 jeunes ont déjà tenté l’expérience depuis sa création en 2000.


Le volontariat international en entreprise permet aux Français et aux ressortissants des pays de l’Union Européenne, âgés de 18 à 28 ans, d’effectuer une mission à l’étranger au sein d’une entreprise privée. La durée du séjour varie de 6 à 24 mois, avec une moyenne d’environ 18 mois. Si le VIE est ouvert à tous les niveaux de qualification, ce sont les Bac +5 et plus qui en décrochent la majorité. Le VIE est donc une opportunité généralement saisie par des étudiants en fin de cycle et sur le point d’intégrer le monde du travail. Elle permet aux entreprises de tester sur le terrain ces volontaires, et permet notamment aux jeunes de trouver plus rapidement un poste. « Le VIE forme les cadres de demain, remarque d’ailleurs Michel Lodolo, directeur du VIE chez Ubifrance. 40 % des managers français ont été volontaires. »

Bien penser son projet

La façon de décrocher sa mission VIE est similaire à la recherche d’un emploi ou d’un stage. Il faut tout d’abord définir son objectif, ainsi que son profil personnel et professionnel. Il est indispensable de recenser ses compétences, aptitudes et atouts. Voyager loin de chez soi, qui plus est dans un pays étranger, nécessite surtout d’avoir un bon sens du relationnel et de savoir se montrer autonome. « Il faut bien définir son projet. La culture diffère à l’étranger et cela nécessite un vrai sens de l’adaptabilité, note Michel Lodolo. L’important est de rester ouvert et ne pas se focaliser sur une destination en particulier ».

Les pays « tendances »

Si 129 pays dans le monde accueillent des volontaires, l’Allemagne reste la première destination. « C’est le pays numéro un car c’est le reflet de notre commerce extérieur », explique Michel Lodolo. Avec les Etats-Unis, la Chine, le Royaume-Uni et la Belgique, ces cinq pays concentrent 40 % des VIE. Mais tous les pays ne sont pas faciles d’accès. L’obtention d’un visa peut être longue si l’on souhaite partir au Brésil ou en Chine par exemple, cette dernière n’accueillant que des jeunes ayant une expérience professionnelle d’au moins deux ans.

Etre bilingue : une condition ?

Chez BNP Paribas, « il est indispensable d’avoir un niveau courant », peut-on lire sur le site carrière du groupe. Pour d’autres entreprises, il faut avoir de bonnes bases et être au moins à l’aise en anglais. « Dans un grand groupe, cela peut ne pas poser de problèmes car l’anglais est généralement parlé, estime Michel Lodolo. Mais attention, nous n’envoyons pas les VIE pour qu’ils apprennent la langue ! D’autant plus que la concurrence est rude. En moyenne, huit candidats postulent à une même offre. A l’inverse, nous éprouvons beaucoup de difficultés à trouver des jeunes qui parlent le russe par exemple ».

S’inscrire en ligne

Si un VIE vous tente, la première chose à faire est de vous s’adresser à Ubifrance, l'Agence française pour le développement international des entreprises (sous tutelle du ministère du Commerce extérieur). Cette agence gère les dossiers et organise les départs. Vous devez ensuite vous inscrire sur le site Civiweb.com afin d’obtenir un numéro de volontaire international et de pouvoir prospecter. On peut également consulter l’annuaire des entreprises ayant déjà fait appel au VIE dans la rubrique « Ils recrutent ». Autre possibilité : aller directement sur les sites des entreprises. Par exemple, Safran, Schneider Electric, Axa, Total ont chacun des onglets VIE dans la rubrique « carrières » de leur site respectif.

Démarcher les entreprises

Un quart des missions est conclue suite à l'envoi d'une candidature spontanée. Donc poursuivez vos recherches en démarchant les entreprises. Dans le cas où une entreprise ne connaîtrait pas le VIE, exposez-lui les nombreux avantages de la formule : exonération de charges sociales, gestion simplifiée de la mesure, choix de la durée de la mission… Un argumentaire est d’ailleurs disponible sur Civiweb.com et inclut les objections à formuler en cas de réticence de l’employeur.

Des secteurs plus ouverts que d’autres

L’essentiel est bien évidemment de trouver des entreprises qui se développent hors de France. Certains secteurs sont ainsi plus à même d’embaucher des VIE que d’autres. Quatre secteurs font souvent appel aux volontaires internationaux : la finance, l’automobile, l’aéronautique et le spatial, l’industrie pharmaceutique. Ils concentrent plus de 30 % de l’ensemble des missions. On peut également citer les TIC qui compte plus de 1 000 volontaires », souligne Michel Lodolo. Les entreprises de ces secteurs ont donc un vrai besoin de compétences. Ils recherchent des personnes capables d’assurer la liaison entre la France et leur succursale étrangère, afin de réaliser des missions contribuant au développement international de l’entreprise ; et cela, qu’il s’agisse d’aspects techniques, commerciaux, financiers, RH, juridiques... Tous les profils peuvent donc tenter leur chance.

Yasmina Haddou-Essom

 

 

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