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Vers une profonde transformation de l’apprentissage

transformation de l’apprentissage en 2017/2018
L’apprentissage doit être transformé pour assurer son développement. Tel est l’objectif du gouvernement, qui a lancé le 10 novembre 2017, la concertation sur l’apprentissage, impliquant notamment les partenaires sociaux, les entreprises et les jeunes.


Le ton est donné par la ministre du Travail Muriel Pénicaud : « L’apprentissage est un système complexe tant par sa gouvernance, son financement que son opérationnalité. Orientation, construction des diplômes, carte des formations, financement, statut de l’apprenti et du maître d’apprentissage : tous ces sujets ont été maintes fois analysés, mais maintes fois laissés au bord de la réforme, ou alors retouchés à la marge. » C’est dans cette perspective que la ministre a lancé une concertation sur l’apprentissage avec différents partenaires sociaux. Le but : « organiser un système à la fois réactif, transparent pour les jeunes et les familles et responsabilisant pour les entreprises. La complexité et le manque de transparence produisent un système qui perd les jeunes, les familles et les entreprises », confie la ministre.

Les futurs axes de développement de l'apprentissage

Pour la ministre du Travail, le système doit être réactif et transparent :

- « l’offre d’apprentissage doit être en phase avec les évolutions du marché du travail et des besoins des entreprises qui évoluent à un rythme soutenu à présent » (reprise de la croissance),

- « les jeunes et leurs familles doivent être en mesure de faire un choix libre et éclairé sur les formations en apprentissage vers lesquelles ils pourraient s’orienter en connaissant davantage en amont les débouchés en matière d’emploi, d’accès à la qualification ».

Ainsi, la ministre souhaite que les freins détectés (une trentaine) puissent être levés, la transformation des métiers puisse être anticipée et rapidement prise en compte dans l'actualisation des formations afin de mieux faire correspondre les besoins des entreprises et ceux des jeunes.

« L’apprentissage n’est pas une voie à part, rappelle Muriel Pénicaud, c’est une pédagogie alternative, une autre manière de faire ses études, une autre manière d’arriver au même endroit ». Alors que la France compte 1,3 million de jeunes sans emploi et sans qualification et que le chômage touche 25 % des jeunes, « l’apprentissage constitue une voie de réussite et une promesse solide d’insertion professionnelle pour les jeunes, ainsi qu’une réalité d’embauche qualifiée pour les employeurs, confirme la ministre. Sept mois après leur sortie de formation, 69 % des anciens apprentis ont un emploi et la moitié des apprentis sont embauchés dans l’entreprise où ils ont effectué leur apprentissage. » Une formule qui a fait ses preuses mais qui souffre encore d'une image négative.

Rachida Soussi

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Crédit photo : Ministère

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