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20 mesures pour développer l'apprentissage en France

réforme de l'apprentissage
La réforme de l'apprentissage est engagée. Le ministère du Travail est revenu, le vendredi 9 février 2018, sur les conclusions de la concertation sur l’apprentissage, lancée en novembre 2017. L'objectif de cette réforme qui pourrait être mise en place dès la rentrée 2018 : augmenter le nombre d'apprentis en France.



Après avoir lancé, le 10 novembre 2017, une concertation sur l’apprentissage, le gouvernement a rendu ses premières conclusions trois mois plus tard. Le but de cette réforme de l'apprentissage : lever tous les freins pour favoriser la formule. En effet, l'apprentissage apparaît, pour le gouvernement, comme une arme efficace pour lutter contre le chômage des jeunes. Ainsi, 7 apprentis sur 10 trouvent un emploi dans les 7 mois qui suivent l'obtention de leur diplôme, dont près de 40 % dans leur entreprise d'accueil.

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20 axes de travail pour transformer l'apprentissage 

Première transformation profonde annoncée : donner plus de pouvoir aux entreprises dans la formation des jeunes afin de mieux les préparer à entrer sur le marché du travail, sans pour autant opposer les entreprises au système éducatif.

Le gouvernement souhaite également revaloriser les rémunérations des apprentis, âgés entre 16 et 20 ans, qui percevront 30 euros nets de plus par mois. Les apprentis de 18 ans et plus pourront également bénéficier d'une aide de 500 euros pour passer leur permis. Une grande première.

Autre grande nouveauté de taille : les apprentis dont le contrat aura été interrompu en cours de route pourront prolonger leur formation au sein de leur CFA pour une durée de 6 mois, afin de ne pas perdre leur année. En cas de rupture de contrat après les 45 jours autorisés, le recours aux prud'hommes sera supprimé pour favoriser le commun accord. Des dispositifs de médiation seront mis en place.

Autre volonté du gouvernement : fournir plus d’informations aux jeunes et leur famille afin de leur donner toutes les clés pour bien s'orienter. Ainsi, ils bénéficieront d'une information transparente sur la qualité des formations en apprentissage qu'ils pourront choisir. Les taux d'insertion et de succès aux diplômes de chaque CFA et lycée professionnel, par exemple, seront rendus publics dans les prochaines années pour permettre aux jeunes de choisir une formation de qualité.

Pour les décrocheurs scolaires, une prépa-apprentissage pourra être envisagée pour acquérir les compétences clés et le savoir-être nécessaires avant de signer un contrat d'apprentissage. 

Par ailleurs, l'apprentissage sera ouvert aux jeunes jusqu'à 29 ans (inclus), au lieu de 25 ans (inclus) actuellement. Et plus de jeunes pourront bénéficier du programme Erasmus de l'apprentissage : 15 000 jeunes par an selon le gouvernement, contre moins de 7 000 actuellement.

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Un jeune, une entreprise, un contrat, un financement

Les employeurs auront par ailleurs la possibilité d'embaucher un apprenti à n’importe quel moment de l'année, contrairement à ce qui est pratiqué aujourd'hui.

Pour favoriser le développement des contrats d'apprentissage dans les entreprises de moins de 250 salariés, le système d'aide sera revu et simplifié pour faciliter les démarches des TPE et PME. Les aides à l'embauche seront ainsi unifiées et ciblées sur les TPE et les PME et les niveaux bac et pré-bac. Les contrats les plus signés en France. 

De plus, tous les contrats d'apprentissage seront financés, dans tous les secteurs et quelle que soit la taille de l'entreprise.

Enfin, la réglementation des conditions de travail sera revue pour faciliter l'intégration des jeunes apprentis dans leur entreprise d'accueil. Ainsi, le temps de travail maximum pourra être porté à 40 heures par semaine dans certains secteurs tels que les travaux publics et le bâtiment. La législation sur les horaires sera également assouplie chez les boulangers et pâtissiers pour permettre aux apprentis de bénéficier d'une formation plus complète. 

Des mesures proposées pour lever les tous les freins qui empêchent encore de nombreuses entreprises, notamment les TPE et PME, de s'engager davantage dans l'apprentissage. Des négociations sont encore en cours. Le projet de loi devrait être présenté au printemps. Affaire à suivre donc.

Rachida Soussi

09/02/2018
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