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Faut-il parler ouvertement de son handicap ?

Lorsqu’on recherche un emploi, est-on dans l’obligation d’informer l’employeur que l’on présente un handicap, visible ou non ? Et si l’on veut en parler, quel est le moment le plus opportun pour le faire au cours du process de recrutement ?



Juridiquement parlant, « il n’y a aucune obligation légale de parler de son handicap sur son CV ou en entretien d’embauche. Cette situation est personnelle et relève du domaine privé», rappelle Xavier Rouault, consultant associé au sein de Défi RH, cabinet de recrutement spécialiste des questions de handicap. Pour autant, « je recommande, dans un premier temps, aux candidats réticents de faire une demande de RQTH (reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé). Si la RQTH est attribuée, libre à la personne de la faire valoir durant sa recherche d’emploi ou une fois qu’elle a intégrée l’entreprise. » Il est donc dans votre intérêt d’indiquer votre situation lorsque vous visez un poste destiné aux travailleurs handicapés ou lorsque vous vous adressez directement à la mission handicap d’une entreprise, et cela afin de pouvoir bénéficier pleinement de vos droits.

Jouer franc jeu

Quand le handicap n’est pas lourd ou est invisible, certains candidats ne souhaitent pas en parler au recruteur. « Même s’ils ne l’évoquent pas, il est rare qu’une entreprise leur reproche de ne pas avoir indiqué leur situation en amont, surtout si peu d’aménagements sont nécessaires », constate Xavier Rouault. Mais pour éviter tout malentendu et pour que l’employeur ne se sente pas "trompé" s’il sélectionne votre candidature, « le mieux reste de mentionner sa situation, surtout si son handicap est visible ». Il est par ailleurs important d’en parler pour son éventuelle évolution de carrière au sein de l’entreprise. En somme, mieux vaut dès le départ être transparent, sans trop en dire toutefois pour ne pas faire peur à l’employeur.

Le bon moment pour en parler

Est-il préférable de mentionner son handicap dès le premier contact, lorsqu’on envoie sa candidature ? « On peut le faire sur son CV, éventuellement en indiquant que l’on possède une RQTH. La mention “Titulaire d’une RQTH” doit alors être placée dans la partie consacrée à l’état civil, après les autres renseignements », explique Xavier Rouault. Il peut être utile d’ajouter à la suite, entre parenthèses, certaines précisions comme par exemple "déplacement en fauteuil roulant" ou "pas d’aménagement spécifique nécessaire", le cas échéant.

Par contre, « si on préfère de ne pas le préciser sur le CV, mieux vaut éviter de le faire dans sa lettre de motivation ». La lettre doit en effet rester un outil permettant au candidat de démontrer son intérêt pour le poste et de convaincre de ses capacités et compétences professionnelles. On peut, en revanche, aborder le sujet lors de l’entretien téléphonique [NDLR : entretien effectué par quasiment toutes les entreprises aujourd’hui en vue de présélectionner les candidats]. Il faudra alors expliquer quelles seraient les conditions idéales pour bien travailler.

Attendre un éventuel entretien ?

Arrivé à l’étape de l’entretien, si le candidat n’a toujours pas parlé de son handicap et que celui-ci est visible, la situation peut être mal perçue par le recruteur, alors pris au dépourvu. En effet, « si la personne arrive en fauteuil et que l’accès à l’entreprise n’est pas adapté, cela posera forcément problème… », souligne Xavier Rouault. Il est donc plus convenable de prévenir avant. Cela permettra à l’employeur d’anticiper et de prendre les mesures adéquates pour vous recevoir dans les meilleures conditions.

Yasmina Haddou-Essom

 

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