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Transport et Logistique

Le recrutement de jeunes diplômés dans le secteur du Transport et de la Logistique

Les départs à la retraite s'annoncent massifs dans le secteur. Selon l’Observatoire prospectif des métiers et qualifications dans les transports et la logistique, il faudra remplacer, dans la branche transport, 130 000 salariés, dont 95 000 conducteurs d’ici 2020, et 93 000 salariés dans la branche marchandises. De nombreuses opportunités sont à donc à saisir !

Focus marché :
- Transport-logistique : les recrutements repartent à la hausse en 2014
- Les salaires dans la Supply chain et logistique




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Tout savoir

Transport-logistique : l’emploi des femmes progresse

Le rapport 2010* de l’Observatoire prospectif des métiers et qualifications dans les transports et la logistique (l’OPTL), publié le 11 mars 2010, révèle que la part des femmes dans la branche augmente progressivement. L’emploi féminin totalise, en 2008, 18,2 % de l’emploi total contre 15 % dix ans plus tôt. Les femmes sont majoritairement représentées dans les emplois de conducteurs (38 %), et plus particulièrement dans le transport de voyageurs et le transport sanitaire (transport de malades).

* Sur la base des derniers chiffres connus et une enquête réalisée par les conseillers régionaux emploi formation de l’A1FT-IFTIM auprès d’un échantillon représentatif d’entreprises. Plus de 2 664 questionnaires ont été recueillis en 2009 auprès d’autant d’établissements, représentant plus de 68 341 salariés.

 

 

La logistique, qu’est-ce que c’est ?

La logistique représente l’ensemble des activités ayant pour objectif la mise à disposition, au moindre coût, d’une quantité de produits, à l’endroit et au moment où la demande existe.

On distingue différents ensembles concourant à l’organisation globale de la logistique. Mais, bien entendu, le logisticien n’intervient le plus souvent qu’à un seul niveau de la chaîne logistique, soit en amont (systèmes de fabrication et transport), soit en aval (distribution et soutien). Chaque professionnel s’efforce d’avoir une vision globale de l’entreprise, même s’il ne gère pas l’ensemble des opérations.

La logistique des systèmes de fabrication
Il s’agit de la gestion des approvisionnements en matières premières ou en produits semi-finis pour la fabrication.

La logistique des transports
On détermine dans ce cas les parcours et les modes d’acheminement des produits. La prise en charge de la « transitique », c’est-àdire la manutention informatisée et robotisée, revient au logisticien. Il organise les systèmes de tri et de répartition des marchandises. Dans le cas du transport multimodal, qui est ni plus ni moins l’utilisation de plusieurs modes de transport sur un seul trajet, il veille à limiter les ruptures de charge.

La logistique de distribution
A cette étape, on définit les circuits les moins coûteux et les plus adaptés aux produits que l’on souhaite faire circuler. L’emballage, le conditionnement des marchandises, la gestion de la manutention, le stockage et la livraison au client sont les opérations que le logisticien organise.

La logistique de soutien
Elle est l’ultime étape, certainement la plus commerciale de toutes, puisqu’il s’agit de gérer le service après-vente.

Pour aller plus loin : Métiers transport-logistique, aux éditions Studyrama.

 

Le transport et la logistique en plein essor

Partie intégrante de l’économie, le transport et la logistique regroupent une myriade de métiers.

Le plus connu d’entre eux est sans conteste le routier. Mais l’image de ce professionnel aux gros bras n’est jamais qu’un cliché. En effet, depuis plus d’une dizaine d’années, sous l’effet cumulé de l’arrivée des nouvelles technologies et de la mondialisation, le secteur s’est métamorphosé.

Le transport et la logistique ont désormais tout pour séduire et offrent de belles perspectives pour les jeunes. En dix ans, plus de 100 000 emplois ont été créés dans les transports routiers et les activités auxiliaires du transport. Du BEP au Bac + 5, tous les candidats peuvent se faire une place au soleil. Sans oublier que la promotion interne est une forte tradition dans le transport. Il est donc toujours possible d’évoluer vers des postes à responsabilités. Ainsi, il n’est pas rare qu’un chef de quai soit un ancien routier. Retenez également que si certains métiers se métamorphosent, d’autres se créent, comme celui de conseiller à la sécurité. Enfin, selon la taille de l’entreprise, un seul métier peut recouvrir des réalités extrêmement variées. De quoi multiplier les expériences et relever sans cesse de nouveaux défis.

Extrait de : Métiers transport-logistique , aux éditions Studyrama.

 

Le transport : le coeur des métiers

Le transport recrute et les opportunités sont nombreuses !

Sur la route

Trois grandes familles sont à distinguer.

 Les transports scolaires : il peut s’agir, par exemple, d’assurer le ramassage scolaire ou des excursions extrascolaires.

 Les transports interurbains de voyageurs : les autocars prennent souvent le relais des anciennes liaisons SNCF.

 Les transports de grand tourisme : tourisme en France ou voyage à l’étranger, l’autocar est souvent un moyen de transport économique pour les jeunes.

Sur l’eau

Le transport maritime, fortement soumis à la conjoncture internationale, semble redémarrer en jouant la carte de la multimodalité. Le trafic fluvial a vu son activité industrielle se réduire, avec cependant un net redressement depuis 1997. Les projets d’avenir sont tournés d’une part vers le transport urbain et touristique, d’autre part vers le transport de marchandises, à condition que les infrastructures qui s’imposent suivent.

La forte concurrence (notamment celle de l’Asie), la modernisation des équipements laissant de plus en plus de place à l’automatisation et la baisse de certains trafics internationaux, comme les pétroliers, ont plongé la marine marchande dans une profonde crise et les licenciements ont été massifs. Le personnel non qualifié a principalement fait les frais de la réduction d’emploi. Cependant, il est désormais permis de miser sur une stabilisation du marché de l’emploi. Les postes sont réservés à un personnel qualifié, toujours prêt à évoluer.
Le transport de passagers et les activités portuaires représentent actuellement deux tiers des emplois. Mais on assiste aujourd’hui à une certaine précarisation de l’emploi. Les contrats à durée indéterminée se réduisent.

Dans les airs

Trois formes de transport aérien sont à distinguer : le transport de voyageurs (« le passage »), le fret et toutes les autres activités professionnelles, réalisées au moyen d’un aéronef, comme la photographie aérienne ou la formation des pilotes.
En France, 90 % de l’activité du transport aérien se concentre sur une vingtaine d’aéroports, les aéroports de Paris (59 %) et les principaux aéroports régionaux dont l’activité est à géométrie variable.
71 % des salariés occupent des emplois techniques, administratifs ou commerciaux. Le personnel navigant compte pour sa part 18 000 personnes. Une majorité écrasante travaille dans le transport aérien civil (92,5 %).
Des emplois au sol qui se développent. Le service d’assistance en escale, en charge de l’avion, des bagages ou du fret, tend de plus en plus à être externalisé. Une pratique qui ne porte pas ombrage à son développement.

Pour aller plus loin : Métiers transport-logistique , aux éditions Studyrama.

Transport Logistique : les profils Bac +4/5 recherchés

Les recruteurs du secteur recherchent des profils capables d’évoluer rapidement vers des fonctions managériales. « On cible des jeunes qui ont envie de relever des défis et de prendre de grandes responsabilités », souligne Serena Krakovitch, responsable du recrutement des cadres à la SNCF. De même, ouverture d’esprit et adaptabilité représentent des qualités appréciées. Côté cursus, les titulaires d’un diplôme d’ingénieur d’études ou méthode sont les bienvenus. Les personnes formées aux questions liées au développement durable aussi. Les acteurs du secteur se doivent de mener des politiques innovantes en la matière. « Chez ADP où cette question fait partie des enjeux majeurs, les jeunes diplômés capables d’appréhender ces problématiques disposent d’un atout indéniable », confirme Christophe Laurent, DRH adjoint du groupe. Enfin, la SNCF mise sur la pertinence d’intégrer une grande diversité de profils et recrute autant des candidats issus d’écoles d’ingénieur, que des universités ou de différentes écoles.

 

Transport Logistique : les salaires des Bac +4/5

30 000 à 50 000 €

Un jeune diplômé en début de carrière perçoit une rémunération annuelle brute de 30 à 33 000 € pour un premier poste chez Keolis, de 30 à 35 000 € chez Veolia Transdev en fonction de l’implantation géographique du site, et de 30 à 50 000 euros chez ADP.

 

 

Transport Logistique : les profils Bac+2/3 recherchés

Le secteur recherche davantage des profils opérationnels : Bac +2 logistique ou Bac +3 d’une école spécialisée. Les BTS Transport et Logistique, les DUT Gestion logistique et transport ou encore les Licences professionnelles sont courtisés. Tout comme les négociateurs spécialisés en transport. « Ces technico-commerciaux doivent afficher goût du contact, rigueur, organisation, parfaite maîtrise de l’outil informatique, de la réglementation du transport et des règles régissant le commerce international », précise Christel Thoreau, directrice du CFA TL régional. La dimension internationale est, en effet, de plus en plus valorisée, ainsi que la connaissance des nouvelles technologies. Ce secteur fait la part belle aux candidats parlant trois langues, dont l’allemand.

Transport Logistique : les salaires proposés aux Bac+2/3

19 000 à 30 000 €

Un technicien logistique Bac +2/3 perçoit de 21 600 à 24 000 € annuels brut sur treize mois. En devenant responsable logistique après trois d’expérience, il peut espérer 30 000 €, auxquels s’ajoutent des primes, variables selon l’entreprise. Moins lucratif que la logistique, le transport propose un salaire d’entrée de 19 000 € sur treize mois, qui passe à 24 000 au bout de deux ou trois années d’expérience.

 

Transport Logistique, les métiers ouverts aux profils Bac +4/5

Maintenance, exploitation, logistique, mais aussi vente et management forment l’essentiel des besoins du secteur. Missions principales des professionnels : gérer des infrastructures et un réseau de transport. « C’est pourquoi la SNCF recrute des ingénieurs pour encadrer les conducteurs ou les équipes en gare, précise Serena Krakovitch, responsable du recrutement des cadres. Beaucoup de jeunes diplômés démarrent à ces postes ». Pas mal de recrutements s’opèrent par ailleurs en bureau d’études ou pour les fonctions support : informaticiens, juristes, spécialiste RH notamment. Au-delà des postes liés à la gestion de production, responsable d’exploitation ou de maintenance, chefs de centre pour la maintenance des véhicules, l’encadrement des conducteurs et de l’optimisation des moyens matériels et humains, Keolis comme Veolia Transdev cherchent aussi des cadres RH ou marketing et communication et des contrôleurs de gestion. « Ce sont ces derniers qui observent les équilibres économiques des contrats signés », explique Camille Barthélemy, directrice formation chez Veolia Transdev. Enfin, ADP précise que les fonctions liées à l’accueil des clients et à la gestion de la maintenance, de la sûreté et de la maîtrise des risques sont des postes qui comptent beaucoup pour faire face aux activités du groupe. Audit interne et contrôle de l’optimisation des process ont aussi le vent en poupe.

 

Transport Logistique, la situation de l'emploi des Bac+2/3

En 2009, la crise a fortement touché ces deux secteurs, très dépendants de l’activité économique. « Nous sommes clairement encore dans la morosité et nous constatons un fort attentisme de la part des entreprises. Les embauches jugées urgentes ne le sont plus tant que ça », constate Pierre-Yves Ratel, consultant au sein du cabinet de recrutement Lynks Partner.

Pour autant, toutes les entreprises ne sont pas dans le rouge, certaines se portent même plutôt bien. « La crise a entraîné une recomposition du secteur, analyse Gérard Delchini, adjoint à la direction nationale de la formation et du développement du groupe Promotrans. Certes, les petites sociétés spécialisées dans le transport ont souffert, mais les gros groupes positionnés de façon plus globale sur toute la supply chain se sont renforcés. » Exemple : SNCF Geodis, la branche transports et logistique de la SNCF, annonce un chiffre d’affaires en hausse de 23,5 % sur les neuf premiers mois de 2010. Ces situations variables selon l’activité et la taille de l’employeur nécessitent de bien étudier et de bien comprendre les évolutions du secteur.

 

 

Transport Logistique, les métiers accessibles aux Bac+2/3

Souvent, les Bac +2 sont employés de gestion, agents de services d’exploitation, affréteurs... Ils peuvent aussi être cadres de proximité et occuper des fonctions ouvrant sur l’expatriation : chef de quai, responsable d’exploitation, agent de distribution, responsable d’entrepôt. Ils sont alors appelés à former, à l’étranger, des chefs d’équipe locaux.

Chez Geodis, ils débutent comme responsables d’une exploitation soit logistique, soit d’une plate-forme de messagerie. « Il faut cependant que leurs qualités de manager aient été repérées au cours de la phase d’intégration, précise Jean-Louis Vincent, le DRH. Après avoir été directeurs d’agence, ils peuvent prendre la direction d’un centre de profit au bout de deux ans. Les moins intéressés par le management peuvent être responsables méthode, voire d’organisation. » Les fonctions d’attaché commercial et de responsable d’exploitation sont particulièrement prisées par les employeurs, qui manquent de candidats.

Transport Logistique, la situation de l'emploi des Bac +4/5

Même si bien des jeunes diplômés n’en ont pas encore pris la mesure, le secteur du transport et de la logistique vit une révolution. Mais son image reste stéréotypée et sa visibilité auprès du grand public limitée. En conséquence, les candidats font parfois défaut, en particulier pour les entreprises du transport routier de voyageurs comme le constate le groupe Veolia Transdev. Pourtant, les carences en compétences se multiplient avec l’émergence de nouvelles préoccupations telles que celles liées à l’énergie ou à l’environnement. Si l’effectif global des entreprises n’a pas tendance à augmenter ces dernières années, en revanche, le recrutement de jeunes diplômés est plus important qu’auparavant. « En 2011, 27 % des collaborateurs de Keolis SA recrutés en CDI avaient moins de 30 ans », note Anne Levoir, chargée de Recrutement de cette société qui semble se porter à merveille et annonce d’ailleurs un niveau d’embauche supérieur à celui de l’an dernier. Le groupe Aéroport de Paris (ADP) a diffusé 125 offres d’emploi en 2012 et un quart des recrutements concernaient de jeunes candidats. Quant à Veolia Transdev, 10 % des salariés ont moins de 30 ans. A la SNCF où on recense 27 000 cadres, on prévoit de conserver le même niveau d’embauche, soit environ 1000 cadres ou ingénieurs. « Pour 2013, l’effectif recruté sera équivalent à l’an dernier », indique Serena Krakovitch, responsable du recrutement des cadres à la SNCF. Objectifs pour l’entreprise : renouveler la pyramide des âges et développer le réseau. Parmi les cadres recrutés en 2012, plus de 500 ont des profils débutants.

 

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