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Déjouer les questions pièges en entretien

L’entretien d’embauche est l’occasion pour le recruteur d’en savoir plus sur le candidat mais aussi le moment de tester ses réactions. Voici quelques solutions pour déjouer les questions pièges des recruteurs.




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Conseils

Vous recevez quatre propositions d’embauche, laquelle choisissez-vous ?

Rien ne séduira plus un recruteur - et une entreprise - qu’un candidat sûr de ses choix et capable de prendre des décisions réfléchies en trente secondes montre en main. Gage pour l’entreprise d’autonomie, de sécurité, et d’efficacité, votre aptitude à décider vite et bien vous vaudra les faveurs de nombre de professionnels du recrutement... à condition de savoir la mettre en avant.

C’est exactement l’opportunité que ce type de question vous offre. Fournir une réponse adaptée à ce genre de question implique un minimum de réflexion préalable. Surtout, il vous est absolument nécessaire d’identifier clairement les critères de votre sélection.

Une fois de plus, tout va dépendre de votre décidément crucial projet professionnel (on ne le répétera jamais assez : peaufinez-le dans ses moindres détails !)

Une recette infaillible :

Attaquez par une phrase générique du genre « Je choisis l’offre cadrant le mieux avec mon projet professionnel, c’est-à-dire... » puis listez vos critères de sélection par ordre décroissant d’importance : tel type de poste, tel secteur d’activités, telle structure d’entreprise, telles possibilités d’évolution, etc. (Ne parlez pas encore de salaire...)

Ne perdez pas de vue, cependant, que cette question trouve une traduction élémentaire à condition de décoder quelque peu : « Notre offre correspond-elle réellement au poste que vous recherchez ? »

Il reste en effet essentiel pour votre interlocuteur de déceler votre motivation potentielle. A valeur égale, c’est bien entendu le candidat le plus motivé qui décrochera le poste.

L’un des objectifs majeurs du recruteur, en vous posant cette question, va consister à déterminer si oui ou non vos critères de choix apparaissent compatibles avec la place que vous occuperez dans l’entreprise au cas où vous seriez retenu(e). A vous donc de justifier votre choix de façon pertinente tout en gardant à l’esprit que l’une des quatre propositions évoquées n’est autre, bien entendu, que celle qui vous est faite à l’instant même où vous parlez...

La forme, comme le fond, de cette question en fait le prototype même d’une question « efficace » pour votre interlocuteur : question ouverte, comportant une mise en situation, obligeant le candidat à procéder à un jugement, un choix argumenté. Elle permet donc de vous tester sur différents terrains (analyse, synthèse, décision, clairvoyance...) tout en ayant pour objet un point essentiel du processus de recrutement : l’adéquation entre le poste recherché par le candidat et le poste proposé par l’entreprise.


A lire : L'entretien d'embauche, aux éditions Studyrama.

Vous sentez-vous directement opérationnel(le) ?

Le recruteur doit cerner votre approche du poste et ce que vous comptez apprendre dans le cadre de vos nouvelles fonctions d’une part, vos besoins éventuels en formation, d’autre part. Tout réside donc dans un savant dosage entre l’envie d’acquérir de nouvelles compétences d’un côté et la volonté de mettre en pratique des compétences déjà acquises de l’autre.

Devez-vous vous sentir directement opérationnel(le) ? En fait, selon les professionnels du recrutement, nombre de candidats fournissent à ce type de question une réponse apprise à la virgule près et commençant invariablement par « Oui ! », « sous prétexte de montrer qu’ils sont prêts à charger sabre au poing... ». Ce type de réponse toute faite donne la désagréable impression de manque de spontanéité...

Dommage, d’autant plus que cette question constitue pour le « recruté » l’occasion d’évoquer, de son propre chef, un ou deux points faibles - non rédhibitoires, bien entendu - de sa candidature.

Reconnaître la nécessité d’une formation lorsque l’on postule à un poste réputé pour sa haute technicité n’apparaît en rien discriminant. Bien au contraire, c’est en général faire preuve d’humilité et de sens des réalités, deux qualités bien souvent très appréciées.

Alors laissez de côté le par cœur et optez pour une vraie réflexion, quitte à lâcher un peu de lest, l’investissement sera rentable : il vous est demandé de vous connaître, et non d’occulter le moindre obstacle entre vous et le poste tant convoité...

« Ce type de question nous permet de déboucher sur les besoins en formation, mais aussi de reboucler sur des thèmes déjà évoqués, de repartir en arrière pour revalider et revérifier quelques détails... », explique un recruteur.

Moralité : un sujet n’est jamais épuisé et l’entretien forme un tout cohérent...

 

A lire : L'entretien d'embauche, aux éditions Studyrama.

Avez-vous d’autres propositions d’embauche ou, en tout cas, d’autres pistes d’emplois ?

Ne croyez pas qu’une réponse négative sera synonyme du grand attachement que vous portez à l’entreprise. Le poste que vous visez a beau constituer votre seule piste un peu sérieuse, le recruteur ne sera pas tellement réceptif à cette touchante confession.

Les recruteurs aiment bien savoir qu’ils ne sont pas les seuls sur un bon profil.

Surtout, ne brodez pas. « Combien de candidats nous disent qu’ils sont en contacts avancés avec telle ou telle entreprise, s’exclame un directeur de publicité. Deux ou trois questions plus loin, on s’aperçoit qu’ils ont tout juste envoyé un CV et une lettre. Comment voulez-vous qu’on fasse confiance à des gens qui mentent aussi effrontément ? »

Conseil : dites que vous avez un certain nombre de pistes, que certaines sont plus avancées que d’autres, mais que celle qui vous intéresse c’est peut-être celle qu’on vous fera au terme de l’entretien (ou de la série d’entretiens) en cours. Résultat : votre interlocuteur sait que vous n’êtes pas totalement démuni(e), il sait aussi qu’il représente beaucoup pour vous.

A côté de la plaque :

• « Je croule sous les propositions. » Alors pourquoi êtes-vous là ?

• « Cela marche plutôt bien en ce moment, mais je fais un petit tour d’horizon du marché. » Le recruteur aura l’impression que vous le considérez comme quantité négligeable.

• « C’est le calme plat. Alors si ça ne marche pas avec vous, je ne vois pas très bien ce que je vais pouvoir faire. » Si gentil soit le recruteur, il n’est pas là pour vous rendre service mais pour rendre service à son entreprise.

• « Monsieur Machin m’a parlé de vous, il m’a dit que vous me feriez une proposition inférieure à la sienne. » Vous mettez le couteau sous la gorge du recruteur.

Vous avez une autre proposition très précise par ailleurs. Evitez de rentrer trop dans les détails. Le recruteur n’a pas besoin de savoir quel est votre contact dans l’entreprise X ou Y, et quelle rémunération on vous propose. Vous êtes là pour un poste et une entreprise en particulier, ne l’oubliez jamais. Un cadre d’entreprise n’apprécie pas forcément qu’on se « répande » sur un voisin, aussi bien de façon positive que négative d’ailleurs.

Variantes de la question :
• Rencontrez-vous d’autres entreprises dans un avenir proche ?
• Allez-vous devoir faire un choix entre les propositions ?

A lire : L'entretien d'embauche, aux éditions Studyrama.

Quelles sont vos prétentions en matière de rémunération ?

L’exercice reste pour le moins délicat, et quelques règles de base s’imposent. N’attaquez pas bille en tête dès les premières secondes (« Autant vous prévenir tout de suite, c’est 45 K€ ou rien ! »).

Dans la majorité des cas, votre interlocuteur abordera de lui-même la question dans la dernière partie de l’entretien. Si rien ne vient, n’hésitez pas à prendre les devants... en douceur.

Tact et diplomatie sont de mise : parlez intéressement, primes, fixe et commissions dans un premier temps, vous arriverez très vite à vos fins sans heurter. Pas d’inquiétude : faire preuve de franchise à ce sujet ne vous sera jamais reproché... à condition de savoir éviter toute brutalité (« Bon, c’est payé combien ? »).

Raisonnez en termes de fourchette (plus ou moins 20 %), ni trop étroite (« ... entre 45 et 46 K€ ... »), ni trop large (« ... entre 25 et 60 K€ ... »).

Un conseil : renseignez-vous si besoin est... Quels sont les salaires couramment pratiqués pour ce poste ? Dans ce secteur ? Les rémunérations dans cette entreprise sont-elles au-dessus du marché ? En dessous ? Bref, votre prix doit « coller » aux attentes de la demande.

Un détail qui va sans dire mais c’est encore mieux en le disant : votre interlocuteur pense en termes de salaire brut... Evitez de confondre avec le salaire net !

Enfin, n’oubliez pas que cette question reste évidemment pour le recruteur une occasion de tester votre sagacité, vos capacités de jugement et d’évaluation, votre sens de la mesure... ou de la démesure.

N’allez donc pas gonfler outrageusement vos prétentions financières sous prétexte que l’on vous demande combien vous souhaitez gagner, vous passerez rapidement pour un rêveur gentiment idéaliste.

A l’inverse, ne vous bradez pas : pas question de solder, même après de nombreux mois de recherche d’emploi : si l’entreprise ou le cabinet désire vous rencontrer, c’est que vous correspondez au profil recherché... au prix du marché, ni plus, ni moins.

Variante de la question : Quel salaire minimum accepteriez-vous de percevoir ? Ne rentrez pas dans le jeu du « chiffre exact », évoquez directement la fourchette que vous avez en tête. Le fond de la question est le même : combien comptez-vous gagner ?

A lire : L'entretien d'embauche, aux éditions Studyrama.

 

En quoi ce poste est-il indispensable à la réussite de votre carrière ?

Avec cette question, le recruteur attend du candidat, non qu’il parle de sa réussite future, mais qu’il envisage le poste à long terme. Le poste, et plus précisément les fonctions qui pourront succéder à cette première affectation.

But de votre manœuvre : montrer comment le poste en question sera la pierre angulaire de votre édifice professionnel. Pour cela, balayez largement le champ de la fonction, voyez tous les domaines qu’elle recouvre et tous les acquis qu’elle vous offrira. De sorte que la synthèse éminemment positive que vous proposerez achèvera de convaincre votre interlocuteur que vous êtes prêt(e) à vous investir à fond.

A côté de la plaque :

• « Il faut bien commencer un jour. »

• « Je place la réussite personnelle avant la réussite professionnelle. »

• « Tôt ou tard, je compte bien rebondir ailleurs. »

 

A lire : L'entretien d'embauche, aux éditions Studyrama.

Pourquoi nous avez-vous contactés ?

L’heure est venue de montrer que vous connaissez le terrain comme votre poche. En théorie, cette question recoupe l’argumentaire développé dans le cadre de votre lettre de candidature.

 Ne jouez pas l’effet de surprise en changeant d’arguments en cours de route : creusez le même sillon. Toute la pertinence de votre réponse va résider dans la mise en perspective des motivations qui vous amènent à vous présenter à ce poste et de votre projet professionnel.

Si tout votre plan de carrière est axé autour du secteur bancaire et financier, pourquoi postulez-vous à ce poste de commercial en grande distribution ?

La gymnastique de la cohérence trouve vite ses limites si vous n’avez pas « bétonné » votre projet en amont. « Trop de débutants, en ne se connaissant pas assez, postulent à des postes qui ne leur correspondent pas et tirent sur tout ce qui bouge, sans résultat... »,regrette un conseiller en recrutement désabusé, ajoutant : « Le marché du travail est trop exigeant pour que l’on puisse s’y présenter sans projet professionnel viable : en postulant, vous devez montrer que c’est précisément ce poste, et non un emploi, que vous recherchez, il est donc primordial de bien se connaître, mais aussi de bien connaître son interlocuteur... » Evoquez la culture de l’entreprise rencontrée, ses méthodes de management, la qualité de ses produits, sa conception du produit, etc.

Par exemple : « le management par projets est une méthode qui me convient parfaitement : intégré(e) à une équipe serrée concentrée sur un objectif-phare, je m’épanouis totalement. C’est pour cette raison, entre autres, que j’ai privilégié votre entreprise... » Un peu de franchise ne nuit pas, au contraire, alors évoquez - sans trop forcer - le cas échéant, l’image de l’entreprise, les possibilités d’évolution en son sein « ... et il est vrai que les possibilités d’évolution évoquées dans l’annonce que vous avez publiée ont influé sur mon choix. D’ailleurs, votre récente expansion aux Bahamas va-t-elle entraîner la création de postes de chefs de projets supplémentaires ? »

A côté de la plaque :

• Parler d’argent : l’argent vous intéresse ? Fort bien, mais cela ne doit évidemment pas vampiriser le reste. Concentrez-vous pour le moment sur l’intérêt du poste et de l’entreprise. Que vous soyez effectivement essentiellement motivé(e) par le salaire élevé offert par votre interlocuteur est une vérité bien compréhensible mais qui n’a pas (encore) sa place ici et maintenant.

 

A lire : L'entretien d'embauche, aux éditions Studyrama.

Que savez-vous de notre entreprise ?

Le moment est venu d’exposer le résultat de vos recherches préalables.

Une question générique sur le thème : « Montrez-moi que c’est ce poste, et non un autre, que vous recherchez... ». Pas de piège ni de réelle difficulté ici, à condition bien sûr, d’avoir « révisé » ( Avant l’entretien, renseignez-vous ! ) Votre interlocuteur n’a à cet instant précis, qu’une idée en tête : séparer le bon grain de l’ivraie en distinguant d’un côté les candidats ayant fait l’effort de se renseigner, de l’autre les « mains dans les poches et la fleur au fusil ».

 Il va s’agir de structurer votre réponse. On ne change pas une recette qui marche : allez du général au particulier. Votre exposé devrait pouvoir donner une bonne idée de l’entreprise rencontrée à une personne n’en ayant jamais entendu parler.

Quelques points à mentionner, dans l’ordre :

• le nom de l’entreprise rencontrée, bien entendu...

• son statut (filiale, élément d’un grand groupe, PME...)

• son secteur d’activité

• son activité principale

• ses produits phares

• son chiffre d’affaires

• sa position sur le marché

• son rayonnement (régional, national, mondial)

• le nombre de personnes employées par cette entreprise

• sa taille et sa structure (petite unité, multinationale...)

• son image de marque

• son style de management (autoritaire ? familial ? participatif ? décentralisé ? ...)

• sa culture (culture - produit ? culture - réseau ? etc.)

Attention : pas question de vous lancer dans un exposé d’une heure ! Restez synthétique. Quatre ou cinq phrases devraient amplement vous suffire à brosser un portrait ressemblant (on appréciera au passage votre aptitude à la synthèse... ).

Attendez-vous ensuite à ce que le recruteur cherche à approfondir certains points essentiels afin de vérifier la compatibilité de votre candidature avec les usages de l’entreprise (culture, style de management, taille et structure...) .

Et si vous avez répondu à une annonce dans laquelle l’entreprise n’était pas nommée ? Là encore, pas de vraie difficulté à l’horizon : la plupart des annonces de ce type sont suffisamment explicites pour vous permettre de deviner aisément le nom de l’annonceur. Par exemple : « Société multinationale spécialisée dans le logiciel et leader sur son marché (systèmes d’exploitation grand public à fenêtres pour PC et compatibles) recherche testeur expérimenté (CDI). Sa mission : répertorier les petites erreurs sans gravité causant l’instabilité du système au sein de son logiciel phare : W. 95. Ecrire à Bill G., qui transmettra. »

A côté de la plaque :

• Mal deviner le nom de l’entreprise ayant passé une annonce « anonyme » (« Eh bien, je me suis renseigné(e) : exposer ici les caractéristiques du concurrent direct de l’entreprise rencontrée. » ) Sans commentaire.

• Se lancer dans un panégyrique de l’entreprise. Flagorneur et inutile : ce n’est pas un fan que l’on recrute, mais un collaborateur efficace.

Bien vu :

• Profiter de la question pour rebondir et se montrer intéressé(e) (« ... et vous êtes leader sur le marché de la parthénogenèse du poulpe. A ce propos, j’ai lu dans la presse spécialisée que votre société comptait racheter Octopussy. C’est vrai ? »)



A lire : L'entretien d'embauche, aux éditions Studyrama.

Qu’appréciez-vous dans le travail en équipe ?

Il y a fort à parier que vous serez amené(e) à collaborer avec d’autres personnes de façon régulière dans le cadre de cet emploi.

Vous allez probablement intégrer une équipe. D’où l’essentielle interrogation question ci-dessus, que l’on pourrait traduire par : « Très bien, montrez-moi que vous pourrez aisément vous intégrer à l’équipe en place et que vous y trouverez votre compte... »

Une porte de sortie classique : parlez « synergies » (le fameux « 1 + 1 = 3 » ). Vous vous sentez parfaitement capable de travailler seul(e), mais le fait est que le travail en équipe vous galvanise. Plusieurs raisons à cela : une saine émulation, la dynamique de groupe, les liens d’entraide, de solidarité (chacun profite de l’expérience et des compétences de ses collaborateurs... ), la complémentarité entre des individualités différentes, etc.

En résumé : quasi mécaniquement, travailler en équipe gonfle les performances du groupe.

Bon d’accord, mais votre individualisme dans tout ça ? Aucun problème, à condition que les règles soient claires dès le début de la collaboration : pas question de devoir tolérer des « poids morts » profitant des résultats du groupe sans y contribuer.

Au besoin, étayez votre réponse d’exemples précis et parlants, puisés dans vos expériences antérieures (travail universitaire en groupe, participation à une équipe sportive, succès éclatant d’un projet mené à terme... )

A côté de la plaque :

• « J’apprécie tout particulièrement le fait d’exercer un certain pouvoir sur les membres du groupe. Si ce n’est pas le cas, je n’y vois aucun intérêt : autant se débrouiller seul(e). Après tout, on n’est jamais aussi bien servi(e) que par soi-même... » Aïe ! Triple faute ! En premier : la question n’est pas « Aimez vous commander ? » En deuxième : « se débrouiller seul(e) » ? Et les synergies alors ? En troisième : la citation mal avisée d’un néanmoins sympathique dicton populaire ne va guère vous servir, justement...

Bien vu :

• Une métaphore qui fait toujours recette depuis Platon : l’équipe embarquée sur un voilier complémentarité, entraide, nécessité d’un leadership...) : chacun se voit assigner une tâche, et le barreur dirige l’ensemble. Evidemment, l’équipage est plus efficace que chacun de ses membres s’il tentait d’effectuer le même trajet à la nage, etc.

 

Variantes :
• La même question, version négative : Que trouvez-vous particulièrement pénible dans le travail en équipe ?
• Idem, version « permettez-moi de douter... » : Vous sentez-vous capable de travailler en équipe ?
• Etes-vous plus efficace en équipe ou seul(e) ?

 

 

A lire : L'entretien d'embauche, aux éditions Studyrama.

Quelles bonnes raisons aurions-nous de vous embaucher ?

La question est à la fois cruciale et tout à fait courante : deux bonnes raisons d’en préparer la réponse à l’avance.

Il va vous falloir concentrer en trois ou quatre phrases les grands arguments qui font de vous le candidat idéal. Là encore, inutile de tergiverser : allez à l’essentiel ! Le moment est venu de placer un condensé de votre « argumentaire de vente ».

Passez rapidement sur les qualités que la plupart des candidats pourront présenter (adaptabilité, disponibilité, mobilité, etc.) En revanche, insistez sur vos « avantages concurrentiels », les points forts dont vous estimez avoir la quasi-exclusivité. Ce sont ces différences qui feront... la différence, justement !

Votre objectif est simple : à l’issue de votre réponse, votre interlocuteur doit se trouver convaincu de l’excellence de votre candidature, rien de moins !

N’omettez pas de valider vos arguments. Un exemple et une référence significatifs valent souvent mieux qu’un long discours (« J’ai d’ores et déjà une bonne connaissance de la parthénogenèse, mes nombreux stages dans ce secteur sont là pour le prouver... »)

Montrez surtout ce que vous pouvez apporter à l’entreprise (ne vous demandez pas ce que l’entreprise peut faire pour vous mais ce que vous pouvez faire pour l’entreprise, en somme...). Pas question de fabuler (« J’ai de grands projets pour nous... ») mais n’hésitez surtout pas à vous mettre en avant. C’est exactement ce qui vous est demandé.

A noter : Cette question pour le moins ouverte constitue une phase importante de l’entretien d’embauche : le recruteur vous laisse alors toute latitude pour le convaincre. A tel point que nous ne saurions trop vous conseiller d’amener vous-même le sujet sur le tapis au détour de la conversation si d’aventure votre interlocuteur ne vous la posait pas de lui-même...

A côté de la plaque :

• « Je suis un peu gêné(e) de répondre à cette question... Demandez plutôt à mon responsable de stage, il vous dira, lui... ». Peut-être, mais c’est à vous que l’on pose la question. Se connaître, c’est aussi connaître ses points forts, or il vous est demandé avant tout de bien vous connaître. Et puis, comme dit le proverbe, « on n’est jamais aussi bien servi que par soi-même », non ?

 

A lire : L'entretien d'embauche, aux éditions Studyrama.

Quelles sont vos qualités ? Vos défauts ?

Cette question reste un passage obligé pour de très nombreux professionnels du recrutement. Il s'agit en effet de plonger directement à l'essentiel : les points faibles du candidat et la perception qu'il a de sa propre personnalité.

Attendez-vous à faire face à de très nombreuses variantes. Certains recruteurs préféreront évoquer « vos points forts et vos points faibles », d'autres, en revanche, vous questionneront sur vos seuls défauts (« On connaît déjà les points forts du candidat, ses qualités, il n'aura pas manqué de nous les montrer tout au long de l'entretien. Les points faibles, par contre, sont masqués. Le candidat lui-même doit aller les chercher. C'est ce moment précis qui est véritablement digne d'intérêt... »). Autres variantes : « Citez moi trois de vos qualités et trois de vos défauts... » ou encore : « Votre plus grande qualité et votre plus grand défaut ? »

Qu'importe le flacon... L'objectif pour votre interlocuteur ne varie guère : en savoir plus sur votre talon d'Achille. Le classicisme même de la question en fait un cas particulier : chaque candidat l'aura soigneusement préparée. Et chaque recruteur sait que tous les candidats l'auront préparée ! A vous de vous différencier intelligemment !

Quelques conseils de base

• Evitez soigneusement de citer des points forts ou des points faibles qui ne vous correspondent pas en réalité. « Ça ne marche jamais : on peut préparer la question, d'accord, mais verser dans la fable relève du suicide. Autant se dire ponctuel(le) en arrivant dix minutes en retard ! »

• Choisissez bien entendu des caractéristiques trouvant une application dans votre vie professionnelle ou mieux, dans le cadre du poste auquel vous postulez : votre interlocuteur se montrera peut être ravi d'apprendre que vous cuisinez le chili con carne « à merveille », mais l'argument révélera toute sa légèreté dès qu'il s'agira de le convaincre que cela fait de vous un excellent commercial...

• Retenez autant que faire se peut des points faibles ne prêtant guère à conséquences dans un cadre professionnel. Le comble du luxe en la matière... Trouver la perle rare : un défaut en règle général devenu qualité dans son application au poste qui vous préoccupe.

Attention tout de même à ne pas sombrer dans le tout-venant : on ne compte plus les comptables pointilleux, commerciaux entêtés, chercheurs trop curieux, etc.

• En matière de réponse, les classiques ne font plus guère recette... Le top five - officieux - des qualités/ défauts les plus cités :

1) « Je suis perfectionniste »

2) « Je suis doté(e) d'une grande capacité d'analyse »

3) « Je suis rigoureux(se) »

4) « Je suis timide »

5) « Je suis têtu(e) » (défaut) / « Je suis tenace » (qualité)

• Justifiez vos allégations. Attendez-vous à devoir démontrer chacune de vos caractéristiques (« Vous êtes créatif(ve) ? Qu'est ce qui vous fait dire ça ? »). Pendant que vous y êtes, creusez un peu du côté de vos points faibles : quels sont ceux qui vous gênent le plus ? Comment souhaiteriez-vous les améliorer ? Cela vous permettra de « rebondir » sur la question en enchaînant directement : « J'ai tendance à douter de moi-même, cela me pose de réels problèmes tout en constituant un moteur à mon action au quotidien : mes décisions sont mûrement réfléchies. Chaque succès réduit l'étendue de ces doutes. Dans cette optique, occuper ce poste de chef de projet me permettra de mener à son terme une nouvelle action d'envergure et donc d'acquérir un supplément de confiance en mes propres compétences... »

A côté de la plaque :

• « Je n'ai pas de points faibles... » Perdu, vous en avez au moins un : l'excès de confiance en soi est un vilain défaut !

• Une pirouette à bannir : « On a les défauts de ses qualités. » Définitivement éculé, l'argument fera sourire votre interlocuteur s'il est dans un bon jour, l'agacera franchement s'il s'est levé du pied gauche. Une bonne fois pour toutes : il n'y a rien de pire qu'un mot d'esprit galvaudé. Tenez-vous le pour dit...

• Le « A côté de la plaque » d'or : « Des faiblesses ? Moi ? Non, non, je ne vois pas... Ah si ! Je suis perfectionniste ! Oui voilà, c'est ça... »

Bien vu :

• « Je répondais en commençant systématiquement par « Mes amis disent de moi que je suis... ». Cela me permettait de désamorcer une éventuelle question ultérieure du genre “Que pensent de vous vos amis ?” » explique Marie, 26 ans, désormais chef de publicité.

 

Plus de conseils en lisant l'ouvrage L'entretien d'embauche, aux éditions Studyrama.

Que pensez-vous de votre précédent employeur ?

A travers cette question perfide, votre interlocuteur subodore que les relations ont été un peu tendues entre votre précédent employeur et vous-même. Il guette avec intérêt la réponse pour savoir si lui aussi, ou l’entreprise qu’il représente, court le risque de quelques frictions.

Quand bien même vous avez quitté votre dernière situation en claquant la porte, une page est tournée. L’ambiance ne doit pas virer au règlement de comptes, surtout face à une personne qui ignore tous les tenants et aboutissants.

Aussi soyez plutôt louangeur dans l’appréciation de votre dernier patron. Des qualités comme « sérieux », « raisonnable », « organisé » ou « compétent », sont suffisamment passe-partout pour que le recruteur passe rapidement à un autre sujet.

En revanche, si vous utilisez des adjectifs plus évocateurs comme « passionnant », « stimulant » ou « perfectionniste », la conversation risque de durer. Et pour cause, quand vous parlez d’un employeur à un recruteur, c’est aussi du recruteur dont vous parlez car ce dernier a vite fait d’effectuer une projection. Donc, ne donnez pas trop de détails, une question de ce type ne vous met pas en valeur.

A côté de la plaque :

• « Il m’en a fait voir de toutes les couleurs. »

• « J’aurais dû prendre sa place. »

• « Il ne me considérait pas à ma juste valeur. »

• « Vous le verriez, vous comprendriez tout de suite. »

 

A lire : L'entretien d'embauche, aux éditions Studyrama.

Pouvons-nous poursuivre cette conversation en anglais ?

Vous voilà au pied du mur ! Si votre interlocuteur vous pose cette question, c’est que vous lui avez laissé entendre que vous étiez effectivement capable de soutenir une conversation entière dans la langue en question...

De deux choses l’une : ou vous « assurez » et poursuivez sans sourciller, ou vous vous « déballonnez » et encaissez le mauvais point...

Dans tous les cas, cette demande, somme toute assez classique (notamment dans le cadre d’entretiens portant sur des postes orientés vers l’international), démontre, si besoin était, à quel point l’usage du pipeau lors du processus de recrutement constitue un recours des plus aléatoires : le mutisme dont vous ferez preuve en cas de surévaluation flagrante parlera de lui-même.

Un conseil : en cas de doute, lancez-vous plutôt que de bredouiller un malheureux « Euuh, comme ça, à froid ? Ça m’ennuie un peu : j’ai pas révisé... » Votre interlocuteur se montrera certainement plus enclin à l’indulgence envers les quelques erreurs et hésitations qui suivront (le stress de l’entretien... ) qu’envers le doute qui planera si vous déclinez son offre.

Ne trichez pas sur votre CV !

Bien sûr, à l’idée des CV qui s’empilent sur les bureaux des recruteurs, la tentation est grande de gonfler artificiellement le sien. On se dit qu’il faut marquer sa différence et donc que telle ou telle exagération sur le contenu des stages ou les responsabilités exercées permettra d’émerger plus facilement de la masse des candidats.

Grave erreur : d’abord, les recruteurs ont appris à lire entre les lignes, ensuite des « améliorations », même mineures, peuvent vous coûter cher lors de l’entretien. Ce sont des perches que vous tendez à votre interlocuteur, lequel ne manquera pas de les saisir !

Par ailleurs, même si votre entretien est de bonne qualité, un recruteur se souviendra toujours des traces de maquillage. Alors jouez franco, n’inventez rien !

Aujourd’hui, les employeurs ont un tel choix qu’ils n’hésiteront pas à demander la copie certifiée conforme d’un diplôme ou à vérifier les dates d’un stage auprès d’une entreprise.

A lire : L'entretien d'embauche, aux éditions Studyrama.

Pourquoi avez-vous choisi cette formation ?

C'est une des questions qu'un recruteur peut poser  à un jeune diplômé lors de l'entretien d'embauche. L’important étant, pour votre interlocuteur, de déceler les racines de votre motivation, mais également - et surtout - votre maturité.

Le marché de l’emploi change, et la seule motivation du jeune diplômé n’est plus suffisante : vous êtes jeune et fougueux(se) ? Encore heureux, mais ça ne suffit plus. Il va vous falloir - si ce n’est déjà fait - à prendre du recul.

Ainsi, les critères de choix d’une formation initiale trahissent bien souvent, la courte vue des étudiants. En somme, vos choix doivent idéalement refléter à la fois votre intérêt pour les études poursuivies et la conscience des contraintes qui pèsent sur votre projet professionnel.

Bien vu :

• Bannir toute impression de dilettantisme en soulignant l’importance de votre cursus dans la construction de votre portefeuille de compétences : à l’heure des « multicompétences », vous avez su, dès vos études, « apprendre à apprendre », non ?

A côté de la plaque :

• « J’ai choisi l’école la plus prestigieuse, bien sûr... » : terrain miné ! Il ne vous aura fallu que ces quelques mots pour vous décrédibiliser. Si votre école est effectivement prestigieuse, votre interlocuteur ne manquera pas d’être au courant, merci. Par contre, vous venez de prendre un mauvais point en vous étiquetant vous-même « Tendance à se reposer sur ses lauriers ».

• « J’ai choisi l’école la plus proche de chez moi. » Sans commentaire.

• « Je voulais faire comme les copains » (variante : « Je voulais faire comme papa... ») Etiquette inévitable : « Mouton : sens de l’initiative inexistant ».

• « J’ai fait socio, pharma, philo, droit, une prépa HEC, et lettres modernes option bande dessinée (école franco-belge), ça change » : bien sûr... et comment comptez-vous faire pour vous cantonner à un seul métier pendant plusieurs années ?

• « J’ai suivi mon instinct... » : perdu, c’est tout le contraire de ce que l’on attend de vous pour l’instant. Vous suivrez votre instinct quand vous serez un vrai pro.

A lire : L'entretien d'embauche, aux éditions Studyrama.

Plus d'infos et de conseils pour réussir vos entretiens d'embauche

Pourquoi n'avez-vous pas effectué de stage à l'étranger ?

Beaucoup de recruteurs ne jurent plus aujourd’hui que par les stages à l’étranger. Comment leur donner tort ? Décider de franchir les frontières, même dans le cadre d’une brève expérience, implique une réelle faculté d’adaptation. Vous n’avez pas eu cette opportunité alors justifiez cette carence.

Les raisons ne manquent pas : priorité à une expérience pointue dans un contexte précis, richesse de vos stages en France, formation internationale...

Bref, démontrez que la logique de votre parcours exigeait d’abord et avant tout des stages en France, ou montrez que vous avez déjà une expérience internationale suffisamment conséquente pour avoir décidé de rester ici.

Certes, ni les voyages ni la bonne connaissance des langues ne peuvent se substituer à un stage à l’étranger, mais au moins vous ne collez pas à l’image « béret sur la tête et baguette à la main. »

A côté de la plaque :

• « L’étranger, c’est plutôt pour les vacances. »

• « Je ne suis pas bon en langues. »

• « Un jour, je ferai le tour du monde. »

• « J’ai voté contre le traité de Maastricht. »

Variantes de la question :
 • Professionnellement, vous n’avez pas l’esprit voyageur ?
• Vous teniez absolument à faire tous vos stages en France ?
• Vous privilégiez une carrière dans l’Hexagone ?

A lire : L'entretien d'embauche, aux éditions Studyrama.

Avez-vous un idéal de vie ?

« Oui, le travail ». Vous plaisantez ou quoi ? Personne n’attend que le boulot pour lequel on vous a contacté comble votre existence...

 Cette question, un brin existentielle, donne soudain un peu de hauteur de vue à l’entretien. Elle vous demande une réelle capacité d’abstraction, surtout quand une demi-heure durant, vous venez de parler de stages, d’études ou encore de rémunération.

La tentation est grande alors de se réfugier dans les limbes, de sortir quelque chose d’un peu saugrenu qui réveille votre interlocuteur. Evitez les transitions trop brutales, les propos philosophiques comme les envolées lyriques ; dites quelque chose de raisonnable comme votre volonté de vous réaliser, tant sur le plan de la vie professionnelle que de la vie privée. Cela ne mange pas de pain et cela dénote chez vous un profil équilibré.

Ne voyez pas de piège dans cette question : nous sommes seulement dans le registre de la curiosité bien placée.

 A noter : Avoir un idéal ne signifie pas être idéaliste. Attention, trop de gens mélangent les significations. Or, l’idéalisme fait rarement bon ménage dans la vie professionnelle, où le pragmatisme et l’efficacité sont deux vertus beaucoup plus appréciées. Si vous vous dites idéaliste, le recruteur traduira « naïf ».

A lire : L'entretien d'embauche, aux éditions Studyrama.

Où sont vos racines ?

Un conseil : prenez le terme au pied de la lettre, ne vous éloignez pas trop de l’enracinement dans une région ou un pays. Bref, parlez d’un contexte qui ne soit pas trop sociologique et reliez-le à votre parcours. Cela évite de rentrer dans des contingences personnelles qui ne sont pas l’objet de l’entretien.

Par exemple, si vous avez grandi dans un quartier défavorisé, inutile d’en faire expressément mention, sauf si on vous invite à vous exprimer sur votre enfance. Vous n’êtes là, ni pour montrer que vous vous êtes élevé à la force du poignet, ni pour faire pleurer Margot. La question sur les racines sert à apprécier si vous avez des points de repère, un socle sur lequel vous appuyer. Même si vous n’avez pas le sentiment d’avoir des attaches particulières, évitez une réponse brutale.

Savoir se retourner sur son passé et savoir en parler sont souvent des signes de maturité.

Par ailleurs, l’entreprise qui vous a contacté(e) a peut-être elle-même des racines profondes dans telle ou telle région. Montrez que vous connaissez sa part d’histoire et dites combien les traditions, même dans le monde économique, peuvent se révéler importantes. On connaît beaucoup d’entreprises qui sont aujourd’hui de grands groupes avec des filiales, mais qui n’ont pas oublié leur point d’ancrage au point de conserver leur siège social dans leur ville d’origine.

A côté de la plaque :

• Des relents nationalistes ou régionalistes trop exacerbés. Un entretien n’est pas un meeting politique. Ensuite, vous ne connaissez pas les convictions de votre interlocuteur. Qui sait, vous risquez peut-être de le heurter et dans sa tête, l’entretien s’arrêtera dès ce moment-là.

A noter :

• La question sur les racines permet au recruteur de s’éloigner du cadre souvent très formaté du CV. Elle est très ouverte et donne les moyens au candidat de dévoiler un aspect original de sa personnalité.

Alors soyez suffisamment enthousiaste pour donner l’envie au recruteur d’en savoir plus sur vous. S’il enchaîne sur une autre question ayant trait aux racines, c’est que vous avez réussi votre coup : vous l’intéressez bel et bien.

• N’en faites pas trop : démesurément attaché à votre région d’origine, vous donnez le sentiment d’être peu mobile. Or, la mobilité est l’une des caractéristiques les plus importantes lors du recrutement de jeunes diplômés.


A lire : L'entretien d'embauche, aux éditions Studyrama.

Comptez-vous avoir des enfants ?

La question est en général réservée aux jeunes femmes. Un « Oui, le plus tôt possible ! » sera synonyme d’obstacle à l’embauche. Difficile pour un recruteur de le reconnaître, mais souhaiter avoir un ou des enfant(s) se révélera bien souvent un critère discriminant pour la jeune candidate. Agaçant, certes, mais du coup, l’ellipse s’impose : pas la peine de se « griller » en affichant tout de go le souhait de fonder une famille nombreuse !

Contournez plutôt l’obstacle : des échappées du type « Cela ne fait pas partie de mes projets à court terme » ou « La maternité est une responsabilité que je ne me sentirai prête à assumer que lorsque ma situation sera stabilisée... » pourraient constituer des réponses acceptables. L’essentiel restant de rassurer votre interlocuteur et de ne rien avancer en la matière qui puisse déprécier la valeur de votre candidature du point de vue de l’entreprise...

Gardez donc pour vous le souhait de devenir une heureuse maman le plus tôt possible et noyez le poisson du mieux que vous pouvez. Vous devez apparaître disponible et motivée, deux caractéristiques peu compatibles, selon l’entreprise, avec l’exercice de la maternité...

A côté de la plaque :

• « Oui, c’est même mon souhait le plus cher ! » : c’est gagné, vous présentez le parfaite image de la mère au foyer... Oubliez, un recruteur dans l’exercice de ses fonctions ne se montrera guère réceptif à ce type de profil.

A lire : L'entretien d'embauche, aux éditions Studyrama.

Quelles sont, selon vous, les compétences nécessaires pour réussir à ce poste ?

Choisissez des compétences clairement identifiées, à la fois comme traits saillants du poste en question et points forts de votre candidature. C’est le moment où jamais de convaincre votre interlocuteur que vous correspondez au profil idéal tant recherché.

A la condition expresse d’avoir soigneusement préparé l’entretien (connaître les besoins de l’entreprise, identifier les points forts de votre candidature...), cette question ne devrait vous poser aucun problème particulier. Toutefois, évitez soigneusement toute projection dans un avenir hypothétique : (« Je pense que ce poste réclame de réelles qualités d’organisation personnelle. Je suis un peu désordonné(e), c’est vrai, mais je m’adapterai certainement, vous ne croyez pas ? »)

En revanche, montrez que vous possédez déjà les compétences requises. Ne ménagez pas vos efforts. Ce type de question correspond généralement à un moment-clé de l’entretien : celui où vous est donnée l’opportunité de concrétiser, face à votre interlocuteur, les points positifs que présentait déjà votre candidature lors du tri des CV. De plus, la question est suffisamment ouverte pour vous permettre de rebondir rapidement, des compétences nécessaires à vos propres qualités et de montrer que vous « cadrez » parfaitement (« Pour moi, ce type de poste exige avant tout une solide expérience de la vente et une bonne connaissance des magasins spécialisés. C’est d’ailleurs exactement ce que m’a apporté mon stage de fin d’études, etc., etc. »).

Attention cependant au faux pas :

pas question de se tromper de cible, vous ne disposez que d’une flèche ! Votre profil intéresse l’entreprise ? Vous devez absolument savoir pourquoi...

Précision utile :

• N’affirmez jamais (au grand jamais !) sans démontrer. Piochez dans votre expérience professionnelle, ou, à défaut, universitaire et extrascolaire.

Quoi qu’il en soit, vous vous apercevrez rapidement que le « parce que » constitue votre meilleur allié.

Variante :

•« Avez-vous une idée des compétences nécessaires pour travailler à ce poste ? » Le léger sarcasme ne doit pas faire illusion : c’est la même question !

A lire : L'entretien d'embauche, aux éditions Studyrama.

Quelle différence faites-vous entre leadership et autorité ?

Répondre à cette question est un exercice compliqué : on touche ici à certaines notions de management.

Sur le papier, l’idée de leadership renvoie à la place de leader au sein d’une équipe : le leader dirige une équipe, avec son accord (« Comme convenu, vous ferez ceci... »). Et il est reconnu comme tel. La notion d’autorité, en revanche, implique une relation de pouvoir nettement moins conviviale (« Vous ferez ceci, et ne discutez pas... »). Bref, d’un côté, l’équipe doit se trouver en accord avec les directives, de l’autre, elle doit obéir aux directives quoiqu’elle en pense...

On pourra donc déduire beaucoup de votre réponse... Comment voyez-vous le pouvoir que vous allez être amené(e) à exercer ? Serez-vous ouvert(e) au débat et aux suggestions venant de vos collaborateurs ? Question subsidiaire : Vous voyez-vous comme un leader ou comme un chef ?

La tendance « politiquement correcte » est au leadership, néanmoins, vous seriez bien avisé(e) de vous renseigner avant de foncer tête baissée. Certaines entreprises ne jurent que par une autorité quasi militaire (certaines enseignes en grande distribution, par exemple...).

A côté de la plaque :

• « Aucune. » Perdu : il n’y avait pas de piège !

A lire : L'entretien d'embauche, aux éditions Studyrama.

Parlez-moi de vous ?

Les conseils du cabinet de recrutement Robert Half.

Souvent posée en début d’entretien, cette question déroute bien des candidats. Pourquoi ? Pour la simple raison qu’elle est tellement vaste qu’il est souvent difficile de savoir si le recruteur cherche à engager la conversation ou à connaître les grands traits du parcours professionnel présenté. Dans ce cas, il est plus sûr de s’en tenir à ses compétences professionnelles et à ses connaissances.

La réponse idéale devra être concise, mais contenir suffisamment d’informations sur ses aptitudes et son expérience, notamment celles en lien avec le poste à pourvoir, pour que le recruteur puisse cerner ce que le postulant pourrait apporter à l’entreprise. Une réponse trop vague dépourvue d’exemples concrets pourrait amener l’employeur potentiel à se demander si le candidat correspond bien au profil recherché.

Le recruteur a avant tout besoin d’être rassuré, avec un discours claire et fluide et une réponse concise, du genre : « J’ai exercé ma carrière en entreprises puis dans le conseil. J’ai toujours été attiré par la culture de la réussite combinée à une prise de risques intelligemment calculée. Je suis offensif et curieux. Comme mon relationnel est aisé, je suis rapidement devenu manager, une mission de management qui me tient particulièrement à cœur. »

 

 

En quoi le poste à pourvoir vous intéresse-t-il ?

Pour répondre correctement à cette question, voici les conseils du cabinet de recrutement Robert Half.

En posant cette question, le recruteur cherche à s’assurer que la démarche de son candidat ne s’inscrit pas dans le court terme. Il recherche des personnes motivées par le poste à pourvoir et par la société qui le propose. Par conséquent, il s’agit de faire comprendre dans la réponse que l’on s’est donné les moyens de mieux connaître l’entreprise avant de se présenter à l’entretien – c’est le préalable minimum – et que ses compétences correspondent bien à celles qu’exige le poste considéré. Il est opportun alors de montrer que l’on est sélectif dans sa recherche d’emploi.

Une stratégie complémentaire pour répondre à cette question ? Celle d’« ouvrir » le sujet en expliquant à son interlocuteur que l’on s’intéresse non seulement à l’entreprise et au contenu du poste, mais aussi à ses produits, à ses hommes, à sa culture d’entreprise, à l’évolution de la fonction visée à 1, 2 et 3 ans… Dans cette démarche, le(la) candidat(e) sera ainsi amené(e) à poser des questions au recruteur, prouvant ainsi son réel intérêt. Sans oublier également d’expliquer que ses réalisations et expériences passées correspondent à la fonction, ni de souligner que, de son côté, le poste et ses évolutions futures permettront au candidat de déployer ses compétences.

 

Quels sont vos points faibles ?

Pour répondre à cette question, le cabinet de recrutement Robert Half vous livre ses conseils.

En règle générale, les demandeurs d’emploi cherchent à transformer un point négatif en point positif. « Je suis un bourreau de travail » est un exemple classique. Ce type de réponse peut toutefois donner l’impression d’avoir été préparée à l’avance ou sonner faux… Une stratégie possible pour « parer » à cette question ? Parler plutôt de ses « points de vigilance », telles que des carences techniques et/ou relationnelles sur lesquelles on cherche à se perfectionner. Il s’agit là de faire une autocritique honnête et d’expliquer en toute humilité comment l’on travaille sur ces points pour les améliorer, ce qui montre une capacité de rebond ! Enfin, souligner aussi que l’on a su tirer des leçons des difficultés rencontrées sera une autre réponse appropriée… Un possible exemple vécu : « Pour surmonter mon appréhension à chaque présentation orale en public, je suis actuellement une formation de prise de parole en public ».

 

Combien de fois par jour les aiguilles d’une montre se chevauchent-elles ?

Une stratégie possible pour parer à cette question avec Robert Half, cabinet de recrutement.

Face à ce type de question déconcertante, un mot d’ordre : ne pas se laisser envahir par le stress ! Le recruteur cherche simplement à tester le sens de l’analyse critique, et attend avant tout une réponse sincère et construite. Selon l’interlocuteur rencontré dans l’entreprise, on pourra jouer sur l’humour ou retourner la question sans y répondre en disant par exemple, « Le temps n’est pas une obsession. Je ne regarde pas assez ma montre pour le savoir car je ne m’ennuie jamais. »

En tout état de cause, il s’agit de prendre le temps d’analyser le problème, sans crainte de penser tout haut pour formuler une réponse logique. Même si l’on se trompe, les capacités de raisonnement qui transparaîtront pourront faire bonne impression sur le recruteur…

 

Avez-vous des questions ?

Pour répondre à cette question, voici les recommandations du cabinet de rercutement  Robert Half.

La bonne stratégie ici est de poser quelques question(s) ciblée(s) au recruteur, véritable signe d’intérêt pour le poste à pourvoir. A savoir des questions, par exemple, sur la culture d’entreprise, sur les critères choisis pour juger le collaborateur durant la période d’essai, le principal écueil du poste... Et pourquoi ne pas demander également au manager rencontré les raisons qui l’ont poussé à rejoindre l’entreprise ? Pour se préparer à cette question, un mot d’ordre avant l’entretien : penser à 10 choses que l’on aimerait savoir à propos de l’entreprise et sur des aspects de la fonction qui paraissent « obscurs ». Il sera ainsi plus facile de demander : « Qui sera mon responsable ? Quel est sont parcours ?» ou « Que pensez-vous de l’acquisition de la société X par le principal concurrent de votre entreprise ? ». Il est bien sûr possible que des réponses à certaines de ces questions aient été apportées au cours de l’entretien, mais il y aura aussi de fortes chances qu’il en reste quelques-unes à poser à la fin. Une autre consigne ? Attention aux questions qui sont en revanche à différer… Il est totalement inutile et même risqué de chercher à obtenir dans l’immédiat des informations sur le salaire, les avantages ou les congés proposés avant qu’une proposition d’embauche n’ait été faite. Dans le cas contraire, le recruteur risque de croire que seuls ces éléments intéressent le candidat…

 

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