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Artisanat : « 85 % des apprentis trouvent un emploi dans leur métier »

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Les chefs d’entreprises artisanales peinent toujours à recruter des personnes qualifiées. D’où le nombre important de jeunes formés par la voie de l’apprentissage dans le secteur : 200 000 jeunes par an. Un entretien avec Jean-Patrick Farrugia, directeur de la formation et de l’emploi à l’APCMA (Assemblée permanente des chambres de métiers et de l'artisanat).

Combien d'apprentis sont formés chaque année aux métiers de l'artisanat ?

Le secteur de l’artisanat représente aujourd’hui un tiers des offres de formation en alternance et forme la moitié des jeunes en apprentissage ! Cela correspond à 200 000 jeunes qui sont formés chaque année aux métiers de l’artisanat sur les 600 000 en alternance. Le cursus d’alternance utilisé par l’artisanat est l’apprentissage, une forme d’enseignement qui répond à la transmission des savoir-faire des artisans. De plus, grâce aux Universités régionales des métiers et de l’artisanat (URMA), nous accueillons un nombre croissant de jeunes étudiants qui se réorientent vers les métiers de l’artisanat tout en suivant une formation générale de niveau licence, comme par exemple une licence de gestion. Cette évolution importante vient de se traduire par la création de la carte d’étudiants des métiers. Parmi ces jeunes qui ont choisi d’apprendre un métier de l’artisanat, 100 000 d’entre eux sont accueillis par les centres de formation des apprentis (CFA) des chambres de métiers et de l’artisanat (CMA). L’offre est importante puisqu’il y a 600 formations pour environ 250 métiers et 510 activités artisanales du niveau V (CAP, CTM : Certificat technique des métiers) au niveau III (BTS, brevet de maîtrise) et au niveau II (licence professionnelle). Les entreprises artisanales forment quatre à cinq fois plus que les grands groupes (chiffre DGEFP).

L’apprentissage est l’une des missions prioritaires de l’APCMA et des chambres de métiers et de l’artisanat. Les entreprises artisanales accueillent près de la moitié des apprentis en France.

Qui peut se tourner vers l’apprentissage ?

Tous les jeunes qui sont motivés pour apprendre un métier peuvent choisir l’apprentissage. Il est possible d’entrer en apprentissage à tout moment, après le collège, au lycée, après l’obtention du baccalauréat ou au-delà. Pour autant, outre la motivation car c’est un cursus de formation exigeant, il faut pouvoir s’inscrire dans un CFA et trouver un maître d’apprentissage, deux conditions indispensables pour entrer en apprentissage. Le nombre des sections ouvertes dépend de la décision des régions ; l’engagement du chef d’entreprise à former un apprenti dépend largement de la conjoncture économique. Ce sont deux difficultés que nous nous attachons à surmonter, avec de bons arguments. En effet, la crise économique a accéléré le phénomène de retour des jeunes vers l’artisanat. Pour autant, la tendance actuelle est de récupérer un flux de jeunes plus âgés, à la suite d’un échec ou d’errance dans des études générales qui ne permettent pas l’accès à l’emploi.

La création d’universités régionales des métiers (URMA) permet de créer des passerelles entre les diplômes du supérieur et les métiers à tous les niveaux de formation. L’URMA a pour mission d’élaborer des offres de formation vers les meilleurs niveaux de qualification, nécessaires aujourd’hui pour la conduite d'une entreprise artisanale. S’appuyant sur la nécessité de former des managers de l’artisanat, ces passerelles sont faites pour permettre aux étudiants de rejoindre les métiers de l’artisanat. L’URMA est un dispositif régional, organisé par la chambre régionale de métiers et de l’artisanat (CRMA). Sur les vingt-deux régions métropolitaines, dix-neuf URMA ont été labellisées à ce jour.

Quels sont les avantages pour les entreprises du secteur ? Et pour les jeunes ?

Les chefs d’entreprises artisanales peinent toujours à recruter ! La raison essentielle reste le manque de personnes qualifiées. En formant elle-même ses futurs salariés, l’entreprise assure son avenir. Pour les jeunes, l’apprentissage est la quasi assurance de commencer une carrière solide : à l’issue de leur formation, 85 % trouvent un emploi dans leur métier. De plus, l’artisanat est un secteur où l’ascenseur social permet de réussir, actuellement, un chef d'entreprise artisanale sur deux est issu de l'apprentissage, soit 500 000 chefs d’entreprises artisanales.

Quelles sont les attentes des entreprises ?

Lorsque l’on interroge les artisans pour connaître leurs attentes, ils répondent d’abord qu’ils recherchent des jeunes motivés. Cela signifie des jeunes non pas orientés par défaut vers l’apprentissage, mais des jeunes qui ont eux-mêmes choisi un métier. Pour réussir ce choix, nous avons fait valoir qu’il fallait que les jeunes aient un contact préalable avec le métier et puissent se situer le plus tôt possible. De nombreux artisans cherchent à transmettre leur entreprise et leur savoir-faire. C’est une piste importante pour les jeunes qui ont le souhait de rejoindre un métier de l’artisanat et de devenir leur propre patron. Dans ce cas, les qualités de gestion seront un atout.

Propos recueillis par Rachida Soussi

 

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