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Le numérique recrute à tour de bras !

Informatique - Numérique - IT
Le secteur du numérique poursuit sa percée et devrait atteindre 4,1 % de croissance en 2018 et +3,9 % en 2019. Pour autant, le secteur peine à recruter des profils spécialisés dans de nombreux métiers. Focus sur un secteur porteur en mal de professionnels.


Le secteur du numérique se porte bien. En 2017, le secteur a affiché une croissance de + 3,4 % et le Syntec Numérique (le syndicat professionnel des entreprises de services du numérique, des éditeurs de logiciels et des sociétés de Conseil en Technologies) attend une hausse de 4,1 % en 2018. La place croissante des technologies dans la société fait également du numérique un vecteur d’emplois. En effet, le secteur a recruté plus 50 000 cadres en 2017. Et la tendance ne compte pas s’inverser en 2018. Entre 55 000 et 60 000 recrutements de cadres sont attendus. Et selon Syntec numérique, les ESN pourraient réaliser 100 000 embauches sur les trois prochaines années.

Les entreprises du numérique qui recrutent

L'entreprise de services du numérique de conseil en technologies ALTEN embauche 3 800 collaborateurs en 2018. Sopra Steria recrute 3 100 personnes, dont 2 700 CDI. Neurones recherche 1 800 nouveaux collaborateurs, dont 30 % de jeunes diplômés, ainsi que 250 stagiaires et alternants. Keyrus prévoit d'embaucher 100 jeunes diplômés et 30 contrats en alternance.

L’éditeur et intégrateur de solutions logicielles innovantes Visiativ entend recruter 40 jeunes diplômés en 2018. L’éditeur de logiciels en mode SaaS Oodrive, spécialisé dans la gestion des données sensibles, recrute notamment des UX/UI designers, des développeurs C++ Linux/Windows ou Front End en CDI. Waycom, opérateur télécom, hébergeur et intégrateur, recherche 5 jeunes diplômés. L’entreprise de service du numérique spécialisée en expertise informatique, développement et coaching SOAT propose 90 CDI.

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L'open source d'emplois

Les projets de mise en conformité règlementaire offrent également des opportunités. Autre domaine porteur : l’Open Source. La filière pourrait créer plus de 4 000 emplois nets par an d’ici à 2020 selon une étude menée au quatrième trimestre 2017 par le cabinet d’études PAC et des chercheurs des IAE de Valenciennes et Lyon, à l’initiative de Syntec Numérique, du CNLL (Conseil National du Logiciel Libre) et de Systematic Paris Region, auprès de 366 entreprises, fournisseurs et utilisatrices de solutions Open Source. « Le secteur de l'Open source est créateur d'emplois qualifiés et de proximité, avec très peu de sous-traitance et de recours à l’offshore », souligne Philippe Montargès, co-président du CNLL. Les développeurs, architectes/consultants et administrateurs système/support seront très demandés dans le futur.

Pour autant, les acteurs de l’open source rencontrent des difficultés pour embaucher de jeunes diplômés qui représentent 60 % de leurs recrutements. Les profils Bac+5 représentent la majorité des recrutements (61 %), les Bac+3 19 % des embauches, et les docteurs occupent 13 % postes, principalement dans de nouveaux métiers comme l’IA ou la data science.

Les recruteurs ne recherchent pas nécessairement des candidats issus de formations spécialisées en open source et restent ouverts aux profils issus de formations généralistes du numérique.

Un manque criant de compétences

Toutefois, les entreprises du secteur sont confrontées à des difficultés de recrutement. « Certaines compétences nous font encore défaut », déplore le président du Syntec Numérique Godefroy de Bentzmann. En cause notamment : la constante mais surtout (très) rapide évolution du secteur et de ses métiers qui rend certains diplômes très vite obsolètes. Les métiers évoluent très vite alors que les établissements ne peuvent intégrer aussi vite ces transformations dans leurs programmes. Les entreprises éprouvent notamment des difficultés à recruter des développeurs, des devops, des data scientists, des UX designers, des product managers, des experts en cybersécurité. Autant de professionnels qui ont et auront davantage un rôle à jouer dans la transformation numérique du monde industriel.

« La donnée étant notre cœur de métier, le recrutement de profils IT spécialisés est crucial chez Keyrus, annonce Valérie Sablé, Directrice du Recrutement chez Keyrus. Au-delà de la formation technique pure, nous recherchons des « data enthousiastes », curieux et avec une vraie culture de la donnée car il s’agit d’un écosystème en constante évolution. La difficulté de ce type de recrutement est qu’il concerne des métiers récents, où les formations dédiées sont encore limitées. La pénurie de profils est également un problème auquel nous faisons face. »

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Des recrutements plus ouverts

Même si les jeunes diplômés issus d’écoles d’ingénieurs sont majoritairement recherchés, le secteur s’ouvre à d’autres profils. Pour combler les besoins, certaines actions gouvernementales ont d’ailleurs été mises en place pour stimuler la formation en France. Notamment avec la création de La Grande École du Numérique qui a labellisé plus de 400 formations courtes (de trois à vingt-quatre mois). Ou bien la Préparation Opérationnelle à l'Emploi qui a permis à plus de 15 000 demandeurs d'emploi d'être formés et recrutés dans le secteur en cinq ans. Enfin, le secteur mise également sur l’alternance pour attirer de nouveaux talents dont le public féminin.

Avec 94 % de CDI signés et une rémunération brute moyenne de 49 400 euros, le numérique a de quoi vous séduire.

Rachida Soussi

07/02/2018

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