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Le numérique recrute à tour de bras !

Informatique - Numérique - IT
Le secteur du numérique poursuit sa percée et devrait atteindre +4,2 % de croissance  en 2019. Pour autant, le secteur peine à recruter des profils spécialisés dans de nombreux métiers. Focus sur un secteur porteur en mal de professionnels.


Le secteur du numérique se porte bien. Selon une étude de Pôle emploi, l'emploi dans le numérique progresse 2,5 fois plus vite que dans les autres secteurs. La place croissante des technologies dans la société fait du numérique un vecteur d’emplois. Entre 58 000 et 63 000 recrutements de cadres sont attendus en 2019, dont 17 000 jeunes diplômés. L’informatique (27 % des cadres débutants) et la R&D (23 % des cadres débutants) devraient recruter le plus de collaborateurs.

Par exemple, l'entreprise de services du numérique de conseil en technologies ALTEN embauche 4 100 collaborateurs en 2019. Sopra Steria recrute 3 300 CDI. Gfi Informatique recherche 3 000 personnes. Open prévoit  plus de 1 000 embauches en 2019.

L'open source d'emplois

Les projets de mise en conformité règlementaire offrent également des opportunités. Autre domaine porteur : l’Open Source. La filière pourrait créer plus de 4 000 emplois nets par an d’ici à 2020 selon une étude menée au quatrième trimestre 2017 par le cabinet d’études PAC et des chercheurs des IAE de Valenciennes et Lyon, à l’initiative de Syntec Numérique, du CNLL (Conseil National du Logiciel Libre) et de Systematic Paris Region, auprès de 366 entreprises, fournisseurs et utilisatrices de solutions Open Source. « Le secteur de l'Open source est créateur d'emplois qualifiés et de proximité, avec très peu de sous-traitance et de recours à l’offshore », souligne Philippe Montargès, co-président du CNLL. Les développeurs, architectes/consultants et administrateurs système/support seront très demandés dans le futur.

Les profils Bac+5 représentent la majorité des recrutements (61 %), les Bac+3 19 % des embauches, et les docteurs occupent 13 % postes, principalement dans de nouveaux métiers comme l’IA ou la data science.

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Un manque criant de compétences

Toutefois, les entreprises du secteur rencontrent davantage de difficultés de recrutement, notamment sur les postes cadres et ingénieurs. En cause notamment : la constante mais surtout (très) rapide évolution du secteur et de ses métiers qui rend certains diplômes très vite obsolètes. Les métiers évoluent très vite alors que les établissements ne peuvent intégrer aussi vite ces transformations dans leurs programmes. Les entreprises éprouvent notamment des difficultés à recruter des développeurs, des devops, des data scientists, des UX designers, des product managers, des experts en cybersécurité. Autant de professionnels qui ont et auront davantage un rôle à jouer dans la transformation numérique du monde industriel.

De leurs côtés, les acteurs de l’open source rencontrent également des difficultés pour embaucher des jeunes diplômés qui représentent 60 % de leurs recrutements.

« La donnée étant notre cœur de métier, le recrutement de profils IT spécialisés est crucial chez Keyrus, annonce Valérie Sablé, Directrice du Recrutement chez Keyrus. Au-delà de la formation technique pure, nous recherchons des « data enthousiastes », curieux et avec une vraie culture de la donnée car il s’agit d’un écosystème en constante évolution. La difficulté de ce type de recrutement est qu’il concerne des métiers récents, où les formations dédiées sont encore limitées. La pénurie de profils est également un problème auquel nous faisons face. »

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Des recrutements plus ouverts

Même si les jeunes diplômés issus d’écoles d’ingénieurs sont majoritairement recherchés, le secteur s’ouvre à d’autres profils. Pour combler les besoins, certaines actions gouvernementales ont d’ailleurs été mises en place pour stimuler la formation en France. Notamment avec la création de La Grande École du Numérique qui a labellisé plus de 400 formations courtes (de trois à vingt-quatre mois). Ou bien la Préparation Opérationnelle à l'Emploi qui a permis à plus de 15 000 demandeurs d'emploi d'être formés et recrutés dans le secteur en cinq ans. Enfin, le secteur mise également sur l’alternance pour attirer de nouveaux talents dont le public féminin.

Avec 94 % de CDI signés et une rémunération brute moyenne de 49 400 euros, le numérique a de quoi vous séduire.

Rachida Soussi

22/02/2019

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