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Réforme de l'apprentissage : ce qui change pour les apprentis

Réforme de l'apprentissage
Ancienne Vice-présidente chargée des formations et de la vie universitaire (CFVU), Eliane Talbot a participé à la mise en place des premières formations par apprentissage à l’université du Havre. Auteure de l’ouvrage « En route pour l’alternance » aux éditions Studyrama, elle revient sur les principaux points de la réforme sur l’apprentissage.


Le projet de réforme de cette voie de formation en France - votée le 1er août 2018 dans le cadre de la loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel - est construit autour de trois idées fortes : donner une place centrale dans le dispositif aux branches professionnelles, déverrouiller le mode de financement et renforcer son attractivité. Pour cela, plusieurs évolutions sont engagées.

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Ce qui change pour les apprentis en 2019

La première mesure déployée concerne l'âge. Depuis le 1er janvier 2019, l’apprentissage est désormais possible jusqu’à 29 ans révolus, au lieu de 25 ans révolus jusqu'à présent. Côté finances, la rémunération des 16-20 ans est augmentée (+30 € nets par mois pour les apprentis de moins de 20 ans en CAP ou en Bac pro) et ceux d’au moins 18 ans peuvent désormais bénéficier une aide de 500 euros pour passer le permis de conduire.

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L’entrée en apprentissage peut se faire tout au long de l’année. Pour tenir compte du niveau de qualification déjà atteint par le jeune, les apprentis peuvent signer un contrat d’une durée de 6 mois à 3 ans, au lieu d’1 à 3 ans auparavant.

Il n'est plus nécessaire de passer par les Prud’hommes pour rompre le contrat après 45 jours. Les apprentis peuvent démissionner sous conditions. Les ruptures à l'initiative de l'employeur sont également possibles en cas de faute grave, inaptitude médicale ou suite à l'exclusion définitive du CFA. Chaque CFA sera doté d’un référent « handicap » par ailleurs.

Certains employeurs pourront étendre la durée maximale de travail des apprentis mineurs jusqu’à 40 heures hebdomadaire (contre 35 h avant publication des décrets) dans certains secteurs d’activité : les chantiers de bâtiment, les chantiers de travaux publics, les activités de création, d'aménagement et d'entretien sur les chantiers d'espaces paysagers.

Des évolutions à venir

Les taux de réussite dans les diplômes et d’insertion professionnelle, les rémunérations pratiquées ainsi que les poursuites d’études possibles devraient également être publiés. Des passerelles entre apprentissage et statut scolaire ou étudiant seront facilitées et les campus de métiers regroupant toutes les filières seront développés. Ceux qui ne disposent pas des connaissances et des compétences requises auront accès à des « prépa-apprentissage ».

Autre nouveauté prévue par la loi : 15 000 apprentis par an pourront bénéficier du programme « Erasmus pro » pour effectuer une période de formation dans un autre pays d’Europe, d’ici la rentrée 2022.

Propos recueillis par Rachida Soussi

en_route_pour_alternance_medium_186 A lire : « En route pour l'alternance »

En s’appuyant sur des témoignages d’étudiants ayant pris part à cette expérience, cet ouvrage propose une présentation détaillée de cette voie de formation dans l’enseignement supérieur puis, de manière générale, sur ce que sont l’apprentissage et le contrat de professionnalisation, les deux dispositifs d’alternance de la formation initiale.


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