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BTP - Bâtiment et Travaux Publics

Le recrutement de jeunes diplômés dans le secteur de la construction/BTP (Bâtiment et Travaux Publics)

Le secteur du BTP est en mal de professionnels dans de nombreux métiers : maçons, électriciens, conducteurs de travaux, chefs de chantier, ingénieurs... En outre, le secteur offre près de 70 000 emplois par an, dont plus de 10 000 postes cadres par exemple. D'une manière générale, les profils recherchés par les entreprises du secteur sont variés : ils vont du CAP au Bac +5. 

Focus marché :
- Le BTP en quête de jeunes diplômés
- Les salaires dans le bâtiment et travaux publics



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Tout savoir

BTP : la situation de l'emploi des Bac +4/5

« Le BTP est le premier employeur de France avec plus de 1,2 million de salariés en 2014 et 230 000 recrutements l’an dernier, démarre Pierre Debaric, directeur du pôle annonces et nouveaux Business de Batiactu. En outre, le nombre de recrutements devrait être soutenu avec l’importante vague de départs en retraite à venir. » La part d’offres d'emploi durable – CDD de plus de six mois ou CDI – reste stable voire augmente légèrement selon la Dares. « Même si le contexte semble peu favorable, pas question de geler les recrutements, enchaîne Benoît Forest, responsable recrutement chez Bouygues Construction qui recrute 500 cadres. Plus de la moitié des recrutements de cadres concerne les jeunes diplômés. » De son côté, Vinci prévoit l’embauche de 2 000 jeunes diplômés cette année alors que Colas envisage 2 000 recrutements dont 1 400 CDI et parmi les cadres, 60 % de débutants. « À cela s’ajoutent 300 contrats en alternance », explique Cédric Mendes, responsable recrutement du groupe. Pierre Debaric ajoute : « Trois régions recrutent plus massivement : l’Île-de-France, Rhône-Alpes et la Provence-Alpes-Côte-D’azur. À noter aussi, que pour préparer la reprise du marché et la relève des managers à moyen et à long termes, un effort particulier est porté envers les profils jeunes diplômés, notamment issus de cursus d’ingénieur. »

BTP : les métiers proposés aux Bac +4/5

« Outre les métiers classiques tels que conducteur de travaux ou chef de chantier, constate Pierre Debaric, de nombreux postes à dominante commerciale, chargés d’affaires et technico-commerciaux en particulier, sont proposés. La mutation du marché et le numérique font aussi émerger des profils tels que le BIM manager (maquette), le facility manager (logistique) ou le Building Data scientist (gestion technique du bâtiment). » Le groupe Vinci recherche des ingénieurs d'études et des chefs de projets. Comme ailleurs, Bouygues résume ses besoins : construction et travaux, études et commercial. « Mais aujourd'hui nous développons des métiers en amont et en aval de la construction : développement immobilier, ingénierie financière, maintenance, etc., note Benoit Forest. Des évolutions qui génèrent des emplois hautement qualifiés. » Enfin, chez Colas, les jeunes diplômés recherchés proviennent de cursus d’ingénieur Travaux, études, matériel ou sont des spécialistes en gestion, etc.

BTP : les profils Bac +4/5 recherchés

« Notre recherche s’oriente vers des profils internationaux ou capables d’expertises pointues en performance énergétique, valorisation bâtiment, précise Benoît Forest de Bouygues Construction. Le groupe regarde de près les candidatures dotées d’un double cursus, école d’ingénieurs et MBA par exemple. » Candidats motivés pour travailler en mode projet et en équipes pluridisciplinaires sont les bienvenus ! « Chez Colas, nous ciblons les cursus en alternance, les formations d’ingénieurs spécialisées en travaux publics et génie civil ou les profils généralistes dotés d’une expérience préalable dans la filière métier, travaux, études…, pointe Cédric Mendès. Attention, nos métiers s’avèrent exigeants d’un point de vue technique et relationnel. » Dans le secteur, la capacité managériale est essentielle car les carrières mènent très vite aux responsabilités. Enfin, les aspects environnementaux occupent une place de plus en plus importante. « Nos ingénieurs doivent être capables d’optimiser les performances en matière de gestion et le traitement des eaux et des déchets, de développer des procédés de dépollution des sols, de l´air ou d´évaluer les impacts environnementaux », explique Pascale Esnée, responsable communication de l’École des Métiers de l’Environnement (EME). À savoir : les diplômés des grandes écoles décrochent des jobs malgré un contexte économique tendu.

BTP : les salaires offerts aux Bac +4/5

30 000 à 40 000 €

La fourchette de rémunération chez Bouygues comme chez Colas tourne autour de 30 à 40 000 € bruts annuels. Chez Spie, un ingénieur débute à près de 35 000 €. Quant aux élèves de l’EME, ils perçoivent 34 300 € à la première embauche. Dans le bâtiment, le salaire moyen s’élève entre 32 et 36 000 €. Selon les entreprises, primes, avantages et système d'épargne salariale font la différence.

 


 

 

 

 

La rémunération des architectes

La rémunération du maître d’œuvre varie selon la nature du marché. S’il s’agit d’un marché privé, les honoraires sont librement négociés entre le maître d’ouvrage et l’architecte. Par décision du Conseil de la concurrence, les organisations professionnelles ne peuvent plus diffuser de barèmes d’honoraires. En revanche, rien n’interdit à l’architecte d’établir son propre barème. Le contrat doit préciser son mode de rémunération ainsi que le montant de ses honoraires. La rémunération de l’architecte dépend essentiellement de trois facteurs : du coût de l’opération ; de sa complexité ; de l’étendue et de la difficulté de la mission. Les honoraires comprennent la rémunération des heures de travail effectuées pour la réalisation du projet ainsi que l’ensemble des charges sociales relatives à cette rémunération. Ce montant est par la suite multiplié par 2,5 afin de tenir compte du bénéfice et des frais de l’architecte. Il est important de souligner que l’abandon du projet, pour des raisons extérieures à la volonté de l’architecte, ne le prive aucunement de son droit à être rémunéré.

En présence d’un marché public, les honoraires du maître d’œuvre sont régis et calculés selon le décret du 29 novembre 1993. La rémunération forfaitaire de l’architecte est donc décidée au moment de la conclusion du contrat ainsi que le coût prévisionnel des travaux et le seuil de tolérance. Cela signifie que si le coût prévisionnel est dépassé lors de la consultation des entrepreneurs avant toute construction, l’architecte peut être tenu d’adapter ses études et son projet sans aucune rémunération complémentaire. De la même façon, si le seuil de tolérance est dépassé au cours de l’accomplissement des travaux de construction, sa rémunération peut être réduite, dans une limite de 15 %.

Source : Les métiers de l’architecture et de l’urbanisme, aux éditions Studyrama

Economie du secteur BTP

« Si le marché des travaux publics reste faible en France, ralenti notamment par la baisse de l’activité routière, l’international est en hausse, remarque Cédric Mendès. Même constat pour le ferroviaire. Ceci limite le repli du chiffre d’affaires. Notre résultat net est même en hausse ces derniers mois et le carnet de commandes se maintient à un bon niveau. La dynamique doit se poursuivre en 2015 et s’améliorer encore en 2016. » Même constat chez Bouygues Construction. « Le groupe a réalisé de bonnes performances commerciales dans un contexte peu favorable, indique Benoît Forest. Nous disposons d’une bonne visibilité pour l’avenir. » Dans un contexte économique encore fragile, 2015 s’annonce mieux, insiste-t-on chez Batiactu. « Le marché du logement neuf s’annonce stable et celui de la rénovation pourrait croître grâce au nouveau crédit d’impôt pour la transition énergétique. De même, le marché des travaux publics devrait se redresser si les investissements des collectivités suivent. »

BTP : zoom sur les entrepreneurs industriels

A côté des artisans et des petits entrepreneurs, la France a vu se constituer quelques gros groupes de construction, réalisant des milliards d’euros de chiffre d’affaires et employant chacun plusieurs dizaines de milliers de personnes. Appartenant à des géants présents dans de nombreuses activités (services aux collectivités locales, communication, finances), ces groupes présentent le grand avantage d’être moins dépendant de l’état du marché français grâce à de solides positions acquises à l’étranger.

Si vous rejoignez l’un de ces groupes, votre horizon ne sera pas limité à la France. Bien au contraire, vous aurez de solides chances de rejoindre, un jour, un chantier (étalé généralement sur plusieurs années) à l’autre bout de la planète.

Paroles d'expert

« Le bâtiment recrute 65 000 personnes par an »

Armel Le Compagnon est le président de la Formation de la FFB.

« Les entreprises de construction, bureaux de contrôle et cabinets d'ingénierie ne cessent de recruter. Au-delà des ingénieurs travaux, les entreprises recherchent des spécialistes dans des domaines tels que le développement durable, les études de structures ou de prix. Le bâtiment recrute en moyenne 65 000 personnes par an, uniquement pour faire face aux départs en retraite et arrêts d’activité et 4 500 à 5 000 possèdent un Bac +5. Les jeunes de moins de 25 ans représentent 43 % des nouveaux profils du BTP, principalement pour l’encadrement de chantier. Au-delà des compétences techniques, les jeunes diplômés Bac +5 doivent montrer un sens développé des talents de négociateur et être capable de travailler en équipe avec des intervenants extérieurs : architectes, clients, sous-traitants, fournisseurs. Les cursus préférés des professionnels proviennent d’écoles d'ingénieurs spécialisées. De plus en plus de cursus se préparent par voie d’apprentissage. Il est utile de posséder certaines compétences commerciales, de l'inventivité, de la facilité à communiquer ainsi que de la rigueur. »

 

BTP : « Avoir une sensibilité vis-à-vis de l’économie verte »

Fabio Di Mario est directeur du développement des ressources humaines pour le groupe Spie.

« Grâce à l’évolution des marchés qui confortent chaque année la part de l’économie verte dans l’économie mondiale, nos perspectives de croissance sont réelles. Le secteur se caractérise surtout par la recherche d’économie d’énergie dans un monde où les ressources deviennent toujours plus rares et qui impose de faire baisser la facture d’énergie. En conséquence, les métiers de l’efficacité énergétique, l’ingénierie électrique et mécanique ainsi que le green IT notamment, sont promis à un bel avenir dans le groupe. Nous recherchons des jeunes diplômés ayant une réelle sensibilité vis-à-vis de l’économie verte afin d’être convaincant, mais aussi possédant la fibre pour la vente de services à nos clients. Objectif : les accompagner dans leurs pratiques environnementales et dans la conception, réalisation, maintenance et gestion de solutions. La posture de nos collaborateurs est celle d’un entrepreneur. Ils possèdent le goût des affaires et de la prise de décision et gèrent leur périmètre comme si c’était le leur. Leur envie de business doit être compatible avec l’éthique du groupe. Il faut, par exemple, être exemplaire en matière de sécurité, donc savoir arrêter un chantier lorsque c’est nécessaire. »

 

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