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Se lancer dans la création d’entreprise

Vous avez toujours rêvé d’être votre propre patron ? Si l’idée est séduisante, beaucoup de jeunes ne franchissent pas le cap par crainte de l’échec. De nombreux dispositifs existent pourtant pour vous aider à faire de votre projet de création une belle réussite.


Les jeunes ont de plus en plus l’esprit entrepreneurial. Le nombre de créations portées par les moins de 30 ans a triplé ces dernières années. Avec 125 000 entreprises créées en 2014, la dynamique entrepreneuriale se développe tout particulièrement chez les jeunes en France. Ils représentent ainsi 25 % des créateurs d’entreprise, dont 28 % d’auto-entrepreneurs (soit 76 000 auto-entreprises) selon l’Agence France Entrepreneur - AFE - (ex-APCE). Et les jeunes créateurs sont de plus en plus nombreux. En 2014, 24 % des créateurs avaient moins de 30 ans selon la DARES, et le nombre de créations d’entreprises portées par les jeunes a considérablement augmenté de 208 % entre 2002 et 2014.

Mais pour quelles raisons un jeune diplômé peut-il être pris par l’envie de créer son entreprise ? Selon les statistiques réunies par l’AFE, « 66 % des jeunes créateurs déclarent vouloir, avant tout, assurer leur propre emploi ». Dans l’enquête menée par Campus Création, 21 % des 73 jeunes sondés - participant au dispositif JEA (Jeunes Entrepreneurs de l'Année) en 2015 – placent, quant à eux, l’innovation comme principal moteur de création.

Dans quels secteurs se lancer ?

Première étape pour se lancer dans une création d’entreprise : trouver la bonne idée et un créneau porteur. Les secteurs incontestablement leaders restent ceux du commerce, des transports et de la restauration. Selon les statistiques 2014 de l’Insee, les créations ont augmenté le plus fortement dans le secteur des activités financières et d’assurance (+ 8 %) ainsi que dans l’enseignement, la santé et l’action sociale (+ 6,1 %). Les jeunes, eux, se lancent en priorité dans des activités liées au commerce, à la construction, aux activités scientifiques et techniques ou encore, aux services à la personne (étude Moovjee). Mais une tendance se dessine du côté des secteurs du numérique et du digital qui séduisent de plus en plus les jeunes, tout comme le prêt-à-porter et la restauration.

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Des aides variées

Le taux d’échec pour une création d’entreprise frappant en moyenne une structure sur deux avant son cinquième anniversaire, mieux vaut donc s’appuyer sur un réseau d’accompagnement avant de franchir le pas. Que ce soit lors de cette étape cruciale de montage de projet, lors de la recherche de financements, ou encore lors des premiers pas d’une entreprise, il ne faut par conséquent pas hésiter à chercher un appui institutionnel ou associatif. D’ailleurs, selon l’Agence France Entrepreneur (AFE), 30 % des jeunes créateurs d’entreprise ont été accompagnés par des professionnels (structures dédiées ou spécialistes) durant le montage de leur projet. De nombreuses structures proposent une aide précieuse : l’AFE, Pôle Emploi, les chambres de commerce et d’industrie, les chambres des métiers, ou encore les clubs d’entrepreneurs (Petit Poucet, 100 000 Entrepreneurs, etc.). On peut même se former à la création d’entreprise à l’Apec (association pour l’emploi des cadres). Initiative France, réseau associatif français de financement et d’accompagnement des créateurs d’entreprise, oeuvre également en faveur de l'entrepreneuriat des jeunes en soutenant des projets, dont 43 % sont des créateurs d’entreprise de moins de 30 ans.

Pensez également aux incubateurs, couveuses et pépinières d’entreprises, qui ont vocation à encourager et soutenir l’entrepreneuriat. Dans ces structures, vous trouverez en effet un accompagnement personnalisé et de précieux conseils d’experts, à condition que votre dossier de candidature (incluant CV, lettre de motivation, plan de trésorerie, etc.) soit retenu. Elles vous apporteront également un soutien technique (locaux et infrastructures à des tarifs très compétitifs, services partagés…), voire un soutien financier. Les pépinières restent un bon moyen de tester la viabilité de votre projet, en évitant de sauter dans l’inconnu.

Élaborer un projet en béton

Pour vous assurer que votre projet est viable, vous ne devez donc rien laisser au hasard. Il faut étudier le marché, connaître la concurrence… Et s’il y a des concurrents, c’est bon signe, c’est qu’il y a un marché. Pour réussir votre étude, il faut partir à la rencontre des fournisseurs, trouver des partenaires, aller voir les banques. Mais il faut surtout définir un plan d’actions en ayant une vision à long terme. Le business-plan concentre alors toutes les attentions. Vous devrez y formaliser, par écrit, la stratégie que vous comptez adopter pour le développement de votre activité. Marketing, communication, financements : tout doit être parfaitement pensé. Car c’est à partir de cette feuille de route que vous pourrez notamment convaincre de potentiels investisseurs.

Trouver des financements

Pour ce qui est de la question du financement, plusieurs solutions existent pour les jeunes entrepreneurs afin de lever des fonds ou de consolider un emprunt : bénéficier d’un fonds de garantie Oséo (entreprise publique sous tutelle du ministère de l’économie) ou s’adresser à des business angels par exemple. On peut penser aussi à certains dispositifs nationaux. « Nacre » permet de créer une entreprise tout en bénéficiant d’un accompagnement renforcé pendant au moins 3 ans et d’obtenir un prêt à taux zéro dont le montant peut aller jusqu’à 10 000 euros. « CréaJeunes » offre, quant à lui, aux jeunes de 18 à 32 ans, un ensemble d'appuis comprenant notamment une formation sur une période de 2 à 4 mois, un accompagnement individuel dans la formalisation du projet ainsi que des actions de mise en réseau. Le dispositif propose également aux jeunes créateurs d’accéder à un financement sous forme de microcrédit complété par un prêt d'honneur à 0 %.

Un concours pour se lancer

Si vous n’avez rien dans vos bas de laine et aucun apport personnel, pensez aux concours, tant nationaux que régionaux. Environ 70 ont été recensés (Défi Jeunes, Innovons ensemble, 100 jours pour entreprendre...) à destination des jeunes diplômés et étudiants. Exemple avec le prix Moovjee : il offre de 2 000 à 10 000 € à des jeunes entrepreneurs qui créent leur société pendant leur études ou jusqu’à deux ans après la fin de leur cursus. Il prévoit aussi un tutorat individuel des lauréats et de tous les finalistes. Autre piste : le prix PEPITE - Tremplin pour l’entrepreneuriat étudiant, lancé par le ministère de l’enseignement supérieur suite à la création officielle du statut national d'étudiant-entrepreneur en septembre 2014 (qui permet de continuer à bénéficier du statut d’étudiant, et des droits sociaux associés, par le biais d’une inscription au sein d’un diplôme d’université). Il s’adresse aux étudiants ou jeunes diplômés depuis moins de trois ans, âgés de 18 à 30 ans, qui ont pour projet de créer une entreprise innovante. Les lauréats sont récompensés et reçoivent, une fois l’entreprise créée, un prix d’un montant de 5 000 à 10 000 euros. Ainsi, les concours constituent une bonne façon d’obtenir un coup de pouce financier. Mais certains peuvent aussi offrir des équipements, des bureaux, des plans médias et communication… Pour trouver une liste exhaustive de ces concours, rendez-vous sur le site web de l’AFE.

Quel statut juridique choisir ?

La rédaction des statuts est une étape-clé pour pouvoir lancer officiellement la création de son entreprise. SAS, EURL, SARL, auto-entreprise ? La réponse s’imposera d’elle-même au terme du processus. La question obnubile bien souvent les candidats à la création d’entreprise. Mais le choix du statut juridique est à définir en fonction du projet lui-même, des moyens financiers, des éventuels associés et de ce qu'attendent les clients. Si on envisage de travailler avec de grandes entreprises par exemple, mieux vaut oublier l’auto-entrepreneuriat. A contrario, cette formule qui se veut simple et souple, a ses avantages. Le mieux reste de se faire accompagner (par un avocat, un notaire, un expert comptable, une pépinière...). Une fois les statuts choisis et rédigés, il faut ensuite ouvrir un compte bancaire professionnel. Devant le banquier, il faut présenter son projet, un prévisionnel financier, et convaincre que son idée est viable et peut être rentable. À la suite de quoi, on doit s’immatriculer au registre du commerce et des sociétés ainsi qu’au répertoire national des entreprises. Cette démarche s’effectue auprès du CFE (centre des formalités d’entreprise) qui assure la mission de guichet unique.

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Zoom sur le portage salarial

Vous êtes allergique à la gestion administrative et craignez de crouler sous les papiers ? Il existe une solution : le portage salarial ; « un régime qui va considérablement se développer dans les années à venir », estime François Catta, président de Links. Le principe ? La société de portage prend en charge l’ensemble des démarches (facturation, paiement des salaires et cotisations), laissant ainsi toute latitude au « porté » pour exercer ses talents, sans s’inquiéter de devoir monter une structure juridique propre. Indépendant, le porté a le statut de salarié et peut, en cas de revers de fortune, bénéficier des prestations sociales inhérentes au statut (assurance chômage, couverture santé, congé maternité…). Mais ces relations contractuelles ont un coût. Pour une mission générant 2 000 € de chiffre d’affaires, la société de portage vous en reversera environ la moitié. Outre le confort que la formule peut apporter, le portage salarial permet également de se tester avant de s’engager définitivement dans l’entrepreneuriat. C’est donc un bon moyen, avant de se lancer, de prendre la température d’un secteur tout en acquérant de l’expérience.

Rachida Soussi

 

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