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Industries technologiques : « Près de 100 000 personnes par an d’ici à 2020 »

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[[image_alt]]Les industries technologiques recherchent entre 80 000 et 100 000 personnes par an d’ici à 2020. Et près de 40 000 jeunes sont formés en alternance chaque année. Les opportunités sont donc nombreuses ! Françoise Diard, Responsable Pôle Emploi & Gestion des compétences de l’UIMM, revient sur les métiers qui recrutent de jeunes talents.


Les recrutements sont-ils encore massifs, depuis la crise, dans l’industrie ?

Depuis fin 2010, on a observé une reprise lente qui s’est consolidée toutefois en 2011. En 2012, malgré un contexte difficile, le tissu de PME (représentant 90 % des entreprises des industries technologiques) se porte plutôt bien globalement. Les entreprises doivent répondre au dynamisme de la demande des pays émergents. Mais pas seulement. Avec une pyramide vieillissante, il faut remplacer le personnel sortant. D’autant plus que les départs en retraite seront plus prégnants entre 2014 et 2015. Les jeunes diplômés sont très recherchés. D’ailleurs, près de 40 000 jeunes sont formés en alternance chaque année pour assurer la relève. En moyenne, les industries technologiques recherchent entre 80 000 et 100 000 personnes par an d’ici à 2020. Les jeunes diplômés ne devraient donc avoir aucun mal à se faire une place.

Dans quels métiers les besoins sont-ils les plus importants ?

Il y a des pénuries constatées dans les métiers traditionnels de l’usinage, la productique et la mécanique. Par exemple, les besoins en usineurs (fraisage, tournage, perçage…) sont importants alors que les jeunes formés au métier se font plus rares sur le marché. Et certains diplômes, notamment avec la suppression du BEP, ont disparu du paysage éducatif. Les compétences manquent donc à l’appel.

On recherche, par ailleurs, des chaudronniers dans différents secteurs. Les industries technologiques ont également de gros besoins en techniciens soudeurs. Ce métier connaît un souffle nouveau car les matériaux utilisés et les contraintes évoluent. Il faut travailler de nouveaux alliages plus légers, moins polluants, plus faciles à recycler par exemple. Ces nouveaux besoins sociétaux entraînent des recrutements également dans les bureaux d’études et la R&D : ainsi techniciens et ingénieurs sont recherchés pour imaginer et réaliser des circuits toujours plus petits et plus performants…

Autre domaine qui croît fortement : la mécatronique. Des compétences en mécanique et électronique seront de plus en plus demandées par les entreprises. Des entreprises qui fabriquent des équipements comme le vélo électrique par exemple, font déjà appel à ces compétences.

Quels sont les diplômes les plus courtisés pour ces métiers ?

Le BTS Conception et réalisation en chaudronnerie industrielle est un excellent tremplin vers l’emploi. Des compétences mathématiques sont nécessaires pour le métier de chaudronnier, les candidats doivent posséder une bonne vision de l’espace (souvent en 3D) et des volumes. Les profils Bac pro ou BTS sont très courtisés dans la soudure. Bien sûr, les diplômés en écoles d’ingénieurs sont recherchés dans tous les secteurs d’activité.

Quelles sont les compétences qui seront les plus demandées dans les années à venir ?

Les métiers changent au fil des évolutions technologiques. Les compétences recherchées évoluent par conséquent. On recherche des candidats polyvalents. Les jeunes doivent s’intéresser à la conception, la production, le marketing… Pas seulement à la technique. Un jeune diplômé alliant des compétences techniques, commerciales ou marketing par exemple, ne reste pas longtemps sur le marché. L’anglais est de plus en plus indispensable. Les entreprises s’implantent à l’étranger ou bien elles travaillent pour des clients internationaux. Les salariés sont donc très souvent amenés à rencontrer des équipes multiculturelles dans le cadre de chantiers en France ou à l’étranger par exemple. Il est important pour un collaborateur d’avoir des connaissances linguistiques pour évoluer par la suite. Il ne faut donc pas hésiter à partir en stage à l’étranger pour améliorer son anglais.

Propos recueillis par Rachida Soussi

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