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Quelle insertion professionnelle pour les femmes ingénieurs ?

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Les femmes ingénieurs sont-elles aussi bien loties que leurs homologues masculins ? L’étude Global Contact, tirée des données de la 22e enquête du Cnisf, a montré des avancées mais aussi des inégalités qui persistent dans le monde de l’ingénieur.

Premier constat : le nombre de recrutement de 2010 a été en augmentation par rapport à celui de 2009 : + 35 % et tout laisse croire que cette croissance aura été constante en 2011. Les femmes ingénieurs ont été très sollicitées dans le numérique. Ce dernier représente 14 % de l’ensemble des recrutements d’ingénieures effectués. D’ailleurs, l’employabilité des femmes y est bonne puisque moins de 5 % d’entre elles sont en recherche d’emploi (SSII, fabrication de matériel informatique) alors que la moyenne constatée pour l’ensemble des ingénieures est de 7,2 %. Mais l’employabilité est encore meilleure dans les télécommunications, où seulement 2 % d’ingénieures sont en recherche d’emploi. A l'inverse, les deux autres secteurs majeurs qui recrutent des ingénieures, l'agroalimentaire (11 % des recrutements globaux) et le chimie (10 %) affichent de moins bons résultats. Ainsi 8,6 % d’ingénieures sont en recherche d’emploi dans l’agroalimentaire et 7,6 % dans la chimie.

Bien s’orienter pour être vite insérée

L’étude souligne un manque de cohésion entre les filières suivies et les besoins des entreprises. Les étudiantes s’orientent vers des filières qui ne sont pas les plus créatrices d’emplois : en 2010, 35 % ont obtenu un diplôme dans les secteurs de l’agroalimentaire ou la chimie, où l’employabilité est moyenne. A l’inverse, la filière porteuse d’emplois « Services et technologies de l’information et de la communication » attire moins de candidates (- 5% d’effectifs de femmes formés entre 2007 et 2010). En conséquence, la proportion de femmes en recherche d’emploi demeure supérieure à 7 %.

Des secteurs en quête d'ingénieures

L’industrie est le premier secteur recruteur d’ingénieures en 2010. Les femmes représentent 45 % des ingénieurs actifs. Elles travaillent plus largement dans les SSII (7,6 % des effectifs), la production matériel de transport (7,3 %), les activités d’ingénierie (6,3 %). Toutefois, l’étude rappelle que la proportion de femmes dans les filières ingénieurs continue de diminuer. Entre 2008 et 2010, la proportion d’ingénieures cadres est passée de 16,7% en 2008 à 16,3% en 2010. Même si plus de la moitié des femmes sondées lors de l'enquête estimaient que leurs compétences techniques étaient bien reconnues, la proportion exerçant dans un poste à fortes responsabilités ne progressait toujours pas. Néanmoins, comme le remarque aujourd'hui Laurent Hürstel, directeur associé du cabinet Robert Walters, la situation évolue :  " La population de cadres issus de formations techniques type Bac +5 est féminine à 60 % dans les domaines de la R&D, des biotechnologies, de la chimie, de l'industrie pharmaceutique et des télécoms ". Par ailleurs, ce dernier note de réels efforts de la part des entreprises en matière d'égalité professionnelle puisque " 28 % des ingénieurs placés par des cabinets de recrutement sont des femmes, contre 10 % dans les années 90 ".

31 843 €

Le salaire médian brut est de 31 843 € chez les ingénieures débutantes. Si les écarts de salaires sont toujours forts entre femmes et hommes ingénieurs (26 % en moyenne), il existe des disparités importantes d’un secteur à l’autre. Alors que certains secteurs affichent des écarts qui vont de 40 à 60 %, le secteur du numérique observe des écarts salariaux réduits. Ainsi dans les SSII, où le salaire médian des ingénieures est de 41 K€, l’écart salarial est de 12 %. De même, en fabrication de matériel électronique et informatique, la différence de salaire est de 15%, pour un salaire médian des ingénieures qui s’élève à 50 K€. Dans les télécommunications, on observe un niveau de rémunération le plus élevé (58 K€) et une quasi-parité salariale, avec un écart de 1 % seulement. Pourtant rien n'explique de tels écarts.

R.S. et Y.H-E

Découvrez aussi le témoignage d'une jeune diplômée qui livre ses impressions sur son métier : commerciale.

 

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